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Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 !

22/04/2020

En réponse à une initiative prise par l’UISG en vue de partager des histoires d’espérance, nos Provinces et Régions ont été invitées à envoyer de telles histoires. Présentées sous forme de rapports, et non d’histoires au sens propre du terme, elles sont très éclairantes, encourageantes et inspirantes. Elles nous parlent d’une partie intégrante de notre vie dans la Congrégation aujourd’hui. Nous les publierons donc ici, une par une. Voici le récit qui nous est parvenu de la Province de Delhi, le premier à arriver.

Les défis pour vivre notre charisme

Le Coronavirus est entré en Inde le 30 janvier 2020 lorsqu’un étudiant de retour de Wuhan en Chine a été testé positif. Juste avant son arrivée, le pays traversait déjà une période terrible en raison des amendements récemment adoptés par le Parlement : la loi sur la citoyenneté (CAA : Citizens Amendment Act), l’enregistrement national des citoyens (NRC : National Registration of Citizens) et l’enregistrement national de la population (NPR : National Population Registration). Ces amendements ayant été interprétés comme discriminatoires, la population s’est révoltée, ce qui a entraîné beaucoup de violence et d’effusion de sang, voire des émeutes.

Dans ce contexte, le pays a soudainement été pris par la pandémie, nécessitant une attention et une action immédiates. Du jour au lendemain, le gouvernement central a annoncé 21 jours de confinement qui ont laissé d’innombrables personnes dans la détresse. Cependant, Dieu ne les a pas abandonnées au désespoir. Des centaines de personnes leur sont venues en aide, apportant une lueur d’espoir.

Les SCJM de la Province de Delhi ont leur propre façon d’être de telles lueurs d’espoir pour ceux qui tâtonnent dans l’obscurité.

1. Les victimes des émeutes : Les émeutes ont été principalement observées à Delhi, la capitale nationale. La communauté du Provincialat est venue en aide aux personnes en détresse qui ont été chassées de leurs foyers. Nous nous sommes jointes à l’archevêché de Delhi, à la Conférence des Religieux de l’Inde (CRI), aux ONG et à d’autres bénévoles qui se sont présentés pour améliorer la situation.

  • Avec d’autres prêtres, religieux, activistes sociaux, journalistes et chefs religieux, certaines de nos Sœurs ont exprimé leur solidarité en se joignant à une grève avec occupation dans la capitale,
  • Certaines d’entre nous ont personnellement visité les camps et ont passé du temps avec les victimes des émeutes. Elles ont écouté leurs expériences pénibles et les ont conseillées.
  • La Province a offert une aide financière à ceux qui en avaient le plus besoin.

Bien que chacun de nos petits gestes soit comme une goutte d’eau dans la mer, notre présence a certainement dû offrir une lueur d’espoir aux victimes de l’inhumanité.

2. La pandémie de coronavirus : Nous avions conscience de la propagation du virus mais nous n’avons jamais pensé qu’elle deviendrait une crise mondiale. Peu à peu, le pays a pris conscience de la nécessité de se préparer et de prendre des mesures préventives pour éviter que le virus ne se propage. Le confinement national déclaré pendant 21 jours a causé de nombreux problèmes, en particulier pour les travailleurs migrants et les travailleurs du bâtiment, les travailleurs journaliers et d’autres personnes marginalisées. Nous avons été témoins de scènes déchirantes sur les routes devant la maison provinciale où des foules de travailleurs migrants étaient à pied, essayant de rejoindre leurs maisons, à des centaines de kilomètres dans la plupart des cas. Des milliers de personnes sont restées sans abri ni nourriture. Nous avons pensé que nous pourrions, d’une certaine manière, venir en aide à cette humanité souffrante.

Certaines de nos communautés avaient déjà commencé à venir en aide à ceux qui n’avaient pas beaucoup pour se nourrir. Bientôt, toutes les autres communautés ont également trouvé leur propre façon d’être une lueur d’espoir pour les personnes en détresse. 26 communautés se sont mises en action pour aider de toutes les manières possibles, par exemple :

  • Distribuer des rations ou offrir une aide financière pour les traitements
  • Se joindre à ceux qui fournissaient de la nourriture dans des lieux d’hébergement
  • Mettre nos bâtiments scolaires à disposition à des fins de quarantaine.

Nous avons essayé d’être de bons samaritains pour tous ceux qui étaient dans le besoin, sans distinction de caste, de croyance, de religion, d’âge ou de sexe. Ces gestes de générosité, d’empathie et de solidarité avec les personnes touchées semaient des graines d’espoir pour les désespérés.

3. La solidarité avec notre "lien vital" : Conformément aux paroles du Père Triest qui disait : "accomplissez toujours vos œuvres de charité dans un esprit de foi, les yeux fixés sur Dieu", nous nous sommes tournées vers Dieu, notre " lien vital ". Le mois dernier a été un temps de prière intense, non seulement pour les victimes du coronavirus, mais aussi pour demander à Dieu de nous accorder sa miséricorde, ainsi qu’à l’humanité tout entière, pour nos péchés, nos échecs et nos manquements qui ont amené notre mère la Terre à porter le deuil sous leur poids. Nous sommes convaincues que le Seigneur qui travaille avec nous pendant cette crise mondiale nous permettra de continuer à être une lueur d’espoir.

Dans la profondeur des ténèbres, lorsque Dieu semble caché, la lumière transformatrice et l’espérance de Dieu se révèlent grâce aux services dévoués de tous les membres du personnel soignant, des fonctionnaires, des ONG, des bénévoles, des prêtres, des religieux, des donateurs et d’autres que notre Père Triest considérerait comme " des dieux sur terre et des anges de Dieu ". Que Dieu, notre lien vital, continue à nous inspirer à marcher en solidarité avec les personnes en détresse en ce moment critique pour l’humanité !

À suivre…

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