EN NL
 

Echos du Généralat pendant le confinement

Lorsque la nouvelle de la propagation du coronavirus a commencé à apparaître dans les médias, nous n’avions pas réalisé que ce virus allait envahir le monde avec un effet dévastateur sur la vie de tous, en particulier des plus vulnérables de notre société. Nous sommes restées à l’écoute des chaînes d’information pour en savoir plus et mieux comprendre. En quelques semaines, lorsque la Belgique a signalé des cas confirmés dans le pays, nous avons eu davantage de raisons de nous alarmer. Le 18 mars, le gouvernement a imposé un confinement. Nous n’avions pas d’autre choix que de changer et d’adapter nos modes de vie et de fonctionnement !

• Nous nous sommes tout d’abord réunies en communauté pour partager et écouter nos sentiments et nos pensées et ce que le Seigneur peut nous dire à travers la situation que le monde rencontre aujourd’hui. Nous avons toutes été unanimes à dire que le Seigneur est là et nous invite à écouter et à entendre : à écouter avec les oreilles de notre cœur les manières par lesquelles Dieu nous parle à travers les événements dévastateurs qui se produisent autour de nous et à nous adapter à de nouvelles façons d’être et d’agir.

• En nous joignant à la méditation du pape François sur l’apaisement de la tempête (Mc 3, 35-41), nous avons donné le ton à notre prière pendant cette pandémie : comme il l’a dit, « Le Seigneur est aux commandes ; la foi en cette présence nous libère de la peur et nous donne l’espoir ». Devenues solidaires de nos frères et sœurs du monde entier, nous avons commencé à prier pour les personnes infectées, leurs familles, les morts et les personnes en deuil, les travailleurs et bénévoles de première ligne, nos dirigeants, les scientifiques et les chercheurs... La prière est devenue partie intégrante de notre vie ! La Semaine Sainte et la célébration de Pâques ont pris un ton très particulier, car nous avons passé toute la semaine en retraite et avons prié intensément pour notre monde et notre humanité.

JPEG - 897.3 ko• L’Eucharistie quotidienne est désormais virtuelle, sauf un jour par semaine où notre curé se joint à nous, en gardant soigneusement une distance sociale. Nous passons beaucoup plus de temps en adoration devant le Saint-Sacrement ; nous nous nourrissons plus fréquemment de la Lectio Divina, et nos prières quotidiennes sont principalement axées sur les besoins de notre monde actuel.

• Le confinement implique que nous permettions à nos aide-ménagères laïques de rester chez elles, pour leur propre santé et leur protection ainsi que celles des autres. Chacune a mis la main à la pâte pour faire bouger les choses : cuisine, courses, nettoyage, lessive, jardinage, etc. Chacune d’entre nous a appris quelque chose de plus, de nouveau : les manières de cuisiner - grâce à YouTube, l’entretien, l’utilisation de l’aspirateur, la manière d’utiliser les différents produits de nettoyage, les achats en ligne, le jardinage, le soin des plantes...
JPEG - 3.2 Mo

• Grâce à la Providence divine, les membres du Conseil Général en mission étaient de retour au Généralat avant que des restrictions de voyage ne soient imposées. Les réunions et les visites déjà prévues pour les mois à venir ont dû être annulées. Cependant, ils ont continué à se réunir régulièrement sur des questions liées à la vie de la Congrégation. D’une certaine manière, ils ont été plus occupés pendant le confinement qu’auparavant : ils ont maintenu des contacts avec les Provinces/Régions, sont restés en lien et se sont informés, grâce à des canaux de médias sociaux tels que WhatsApp, Skype et Zoom, sur l’évolution de la situation dans chaque pays où nous sommes présentes, et ont modifié, adapté et reprogrammé des événements.

• En général, cette situation de confinement nous a donné le temps de nous occuper de choses pour lesquelles nous n’avions pas de temps auparavant : nous mettre à jour sur différents fronts, organiser des dossiers, ranger les armoires et les lieux de stockage, débarrasser la maison de ce qui l’encombre, etc.

JPEG - 979.9 ko• Nous avons aussi nos célébrations modérées  : les fêtes de Pâques et de l’Ascension, la fête du travail, la fête des mères, la fête des infirmières, et les anniversaires des membres de la communauté, y compris l’anniversaire et le jubilé d’or de Sœur Birgit Goslain qui était chez nous pendant quelques jours au cours du confinement, augmentant la joie de notre vie communautaire.

• Il y a eu aussi la visite quotidienne de notre jardin par de petits groupes de personnes handicapées d’un institut voisin. Pendant le confinement, ils étaient trop enfermés et avaient besoin d’un peu d’air frais et nous étions heureuses qu’ils puissent se promener dans notre jardin - tout en respectant une distance sociale, bien sûr. JPEG - 2.3 Mo

• Cette semaine, en réponse à l’invitation du pape François, nous vivons la "Semaine Laudato Sí" et participons en ligne à certains des événements organisés par le Mouvement catholique mondial pour le climat. Un soir, nous étions dans le jardin pour prier avec et dans la nature. Les canards de notre jardin, qui sont maintenant devenus plus familiers, nous ont rejointes et ont même essayé d’utiliser notre dépliant de prière ! Les poissons de l’étang sont remontés à la surface comme s’ils voulaient nous dire bonjour ! Les oiseaux semblaient chanter avec plus de clarté et de profondeur !

• Face à cette pandémie, nous ne pouvons pas faire grand-chose pour l’humanité qui souffre, si ce n’est nous tourner vers Dieu dans la prière pour qu’il nous guérisse et nous protège. Nous sommes toujours reconnaissantes à Dieu pour les bienfaits de la vie et du confort dont nous jouissons : une maison spacieuse, une nourriture spirituelle, le soutien d’une communauté, un beau jardin et de la nourriture sur notre table, alors que beaucoup souffrent dans l’isolement, la peur, la pauvreté et la maladie. Chaque matin, nous nous levons avec gratitude pour le don de la vie et tous les dons qui nous sont offerts gratuitement.

• Alors que les mesures de confinement sont progressivement levées, le pays enregistre aujourd’hui 56 511 cas confirmés, 14 123 cas guéris et 9 212 décès. Nous prions avec notre Pape pour que le Seigneur ressuscité "dissipe les ténèbres de notre humanité souffrante et nous conduise à la lumière de son jour glorieux, un jour qui ne connaît pas de fin".

Sr Valsam Jose

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

Région anglo-irlandaise

Au début de la pandémie de coronavirus – Covid-19, nous avons connu une période de choc, d’incrédulité et de peur, lorsque nous avons commencé à entendre dans les médias l’horreur que cette minuscule, invisible particule de matière causait dans le monde entier et surtout lorsque le premier décès a été signalé en Irlande.

On nous a demandé de rester chez nous, en Irlande, à partir de la mi-mars et de garder une distance sociale. Nous avons donc fermé nos portes à tous ceux qui venaient à Suaimhneas pour des thérapies, la méditation et des cours. Ce choc a mis des jours à s’installer alors que nous regardions et écoutions sans cesse toutes les nouvelles et les médias qui remplissaient notre communauté. Il a fallu quelques jours pour se rendre compte que ce virus était là et qu’il allait visiter de nombreux endroits pendant son séjour. La façon dont nous réagissons à ce nouveau visiteur est importante pour notre survie en tant que famille humaine.

Au milieu de la peur et de l’incertitude initiales, nos dirigeants, en Irlande, ont préparé le terrain. En tant que communauté, nous avons commencé à ressentir l’influence de leur leadership et de leur capacité à transmettre une attitude de calme mais aussi une réaction mesurée. Nous nous sommes senties "soutenues" dans ce qui semblait être une situation impossible. Leur honnêteté, leur transparence et leur manque de rhétorique politique nous ont donné de l’espoir. Nous étions tous ensemble dans cette situation, c’était le message constant. Ils nous ont demandé de participer activement, dans notre propre contexte, de rester à la maison, d’assurer notre sécurité, de maintenir une distance sociale/physique, de nous soutenir les uns les autres et de donner un sentiment d’espoir et d’encouragement par des moyens modestes mais essentiels. Dans tout le pays, les gens réagissent à cette demande de nombreuses façons uniques et admirables.

Avec la sécurité que nous procurent l’espoir et la confiance, nous voyons cette période comme une occasion pour nous d’être pratiques et créatives. Nous avons commencé à réorganiser nos vies autour de cette nouvelle expérience.

  • Nous avons commencé à faire face de manière plus constructive à la peur que la famille, les amis et la communauté des SCJM n’entrent en contact avec le virus : trouver de nouvelles façons de nous soutenir et de nous sentir soutenus par la technologie dans notre éloignement physique, rester connecté tout en restant à l’écart.
  • Suaimhneas qui était autrefois plein d’activité, est maintenant occupé au téléphone, avec WhatsApp ou Zoom, entrant en contact avec d’autres personnes pour les soutenir.
  • Nous avons poursuivi notre programme de méditation par les enregistrements vidéo des sessions.
  • Nous soutenons par téléphone les personnes qui trouvent cette période difficile et nous les orientons vers des spécialistes, si nécessaire.
  • Nous soutenons le personnel de première ligne dans les hôpitaux et les zones de soins par nos prières, nos lettres et nos cartes de remerciements.
  • Grâce aux réseaux, nous avons pu soutenir une initiative qui a permis de fournir aux hôpitaux et aux maisons de soins locaux des articles pratiques bien mérités et nécessaires pour faciliter un peu la vie du personnel, par exemple des bouilloires, des appareils à sandwiches, etc.
  • Nous sommes pleines de gratitude pour le printemps qui nous permet d’avoir ce temps dans le jardin, pour planter, désherber et travailler le sol. Nous avons le temps d’observer et d’écouter les jonquilles et les tulipes nous parler de leur fragilité et de leur essence, nous rappelant le cycle de la vie.

Nombreux sont ceux qui se sont demandé où se trouve Dieu dans tout cela. Dieu souffre avec nous et nous parle par la main qui nous aide, par le sacrifice que l’on fait pour qu’une autre personne soit en sécurité et par la promesse du printemps qui nous est révélée dans la nature, chaque matin. Dieu est dans l’invitation à revoir nos priorités et la façon dont nous apprécions la vie à toutes les étapes.

Peut-être est-ce là l’occasion qui nous est offerte d’écouter la Terre et de nous permettre de faire l’expérience du Dieu d’amour, de compassion et de tendresse dans et à travers l’humanité tout entière.

Kathleen O’Meara, dans le poème ci-dessous, semble saisir les opportunités contenues dans notre situation actuelle :

Et les gens sont restés à la maison
Et ils ont lu des livres et écouté.
Et ils se sont reposés et se sont entraînés
Et ils ont fait de l’art et ont joué
Et ils ont appris de nouvelles façons d’être.
Et ils se sont arrêtés.
Et ils écoutent profondément.
Quelqu’un a médité
Quelqu’un a prié
Quelqu’un a dansé
Quelqu’un a connu son ombre
Et les gens ont commencé à penser différemment.
Et les gens ont guéri
Et en l’absence de gens qui vivaient de manière inconsciente,
Dangereuse, inutile et sans cœur,
Même la Terre a commencé à guérir.
Et quand le danger est passé
Et que les gens se sont rencontrés
Ils ont pleuré les morts
Et ils ont fait de nouveaux choix
Et ils rêvent de nouvelles visions
Et ils ont créé de nouveaux modes de vie
Et ils ont complètement guéri la Terre
Tout comme ils ont été guéris eux-mêmes.

Envoyé par Sœurs Anne Lynch and Mai Finlay


À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

Ranchi

Il y a quelques jours, je me rendais dans une boutique médicale quand j’ai été arrêtée par une pauvre dame qui avait l’air épuisée et troublée. Elle m’a dit qu’elle avait deux enfants et qu’elle n’avait aucun moyen de faire vivre la famille pendant le confinement. Elle m’a également dit qu’il y avait beaucoup de gens dans les environs qui n’avaient pas de travail et donc pas d’argent pour acheter de la nourriture pour la famille. Des larmes ont coulé sur ses joues pendant qu’elle racontait et je me suis sentie émue. Sur le chemin du retour, je n’arrêtais pas de réfléchir à la manière de les aider. De retour en communauté, lorsque j’ai partagé mon expérience avec mes consœurs, elles ont été émues elles aussi et ont suggéré qu’avec l’aide de la population locale, nous pourrions faire une enquête sur la zone où se trouvaient les personnes les plus touchées et ensuite faire quelque chose pour elles afin de lutter contre cette pandémie pendant cette période de confinement.

Des gens - y compris la dame qui m’avait parlé - vivaient dans de petites chambres louées, miteuses, sans même le nécessaire fondamental pour vivre. Avec l’aide de quelques hommes d’affaire locaux, nous avons préparé des paquets de produits alimentaires de base qui aideraient une famille à survivre. Il était obligatoire d’informer la police locale et les autorités civiles avant de distribuer des produits alimentaires aux habitants des villages. La police a été très heureuse et nous a soutenus lorsque notre plan d’aide aux gens leur a été présenté. Ainsi, après avoir rempli les formalités, certaines d’entre nous se sont rendues dans les villages et ont distribué les paquets aux plus nécessiteux. Les gens se sont précipités vers nous de tous les coins de rue car ils attendaient de la nourriture. Le jour suivant, j’ai vu beaucoup d’enfants et de femmes rassemblés devant notre porte. Je savais que c’était pour la nourriture car ils en avaient entendu parler par d’autres. J’ai eu pitié d’eux car aucun d’entre eux n’avait de masque ni de gants. Leur préoccupation était la nourriture ; la menace du coronavirus n’avait pas d’importance pour eux. Il leur était très difficile de garder la distance sociale nécessaire car ils étaient préoccupés par l’idée d’obtenir de la nourriture. Je pouvais découvrir l’anxiété sur chaque visage alors qu’ils attendaient les paquets de nourriture. Puis, j’ai vu le sourire sur leurs visages et le regard de soulagement lorsqu’ils recevaient ce qu’ils attendaient. D’autres personnes ont commencé à venir ; le besoin était plus important que ce que nous avions calculé. Le problème doit être abordé et résolu et j’ai ressenti le besoin de travailler plus dur.

Plus tard dans la soirée, en repensant à l’expérience de la journée, je me suis émerveillée de la façon dont un petit acte de charité a apporté une telle joie et un tel bonheur dans la vie de certains de nos concitoyens. Ce sourire sur ces visages autrement inquiets suffit pour nous stimuler !

Envoyé par Sr Cresentia Xalxo


Province néerlandophone

Alors que le Covid-19 fait rage dans notre pays, laissant une traînée dévastatrice de morts, de souffrance et de chagrin, nous pouvons discerner des signes d’espoir et de générosité plus ou moins importants dans nos communautés et dans notre entourage.

Avant tout, nous sommes toutes reconnaissantes pour les nombreuses initiatives prises pour nous offrir une nourriture et une aide spirituelles, alors que les célébrations liturgiques nous manquent. La plupart de nos communautés ont appris à gérer le "livestream", Youtube et les sites web projetés à la télévision. Nous sommes extrêmement reconnaissantes aux évêques belges et au personnel de "Kerknet" (le site web de l’église flamande), qui nous offrent de nombreuses initiatives, montrant ainsi qu’ils sont de très bons bergers. Notre propre mini-site sur Kerknet a également apporté sa contribution afin d’alléger les effets de la solitude et de l’anxiété. Nous faisons l’expérience de ce que le monde "virtuel" n’est pas dénué de sens !

Outre les soins pour les besoins physiques et psychologiques de nos Sœurs fragiles, les coordinatrices de nos communautés offrent un apport spirituel et des informations, en particulier à celles qui sont confinées dans leur chambre en quarantaine. Sœurs Sushila et Noreen, les membres de la future communauté internationale, offrent généreusement leurs services aimants aux Sœurs de Melle et apprennent un peu de néerlandais.

Plusieurs communautés ont pris des initiatives afin d’alléger le fardeau de l’isolement, vécu par les personnes vivant dans une maison de retraite. Elles ont fait des cartes de vœux pour les résidents. Une communauté leur a transmis le message : "Gardez courage, tout ira bien un jour" et y a inséré des biscuits faits maison. Les Sœurs, étant elles-mêmes résidentes, ont fait l’expérience de multiples marques d’attention « plus douces que le miel » !

Nous remarquons que nous, religieuses, ne sommes pas les seules à donner de petits signes de gentillesse, de solidarité et de générosité. Nous voyons avant tout - et nous en sommes reconnaissantes - le travail et les efforts incessants de nos collaborateurs : le personnel infirmier, les personnes qui aident à l’entretien, le personnel administratif et les coordinatrices des communautés. Ils témoignent d’une grande compassion mais aussi d’une créativité étonnante pour résoudre tous les problèmes pratiques afin de maintenir les Sœurs en sécurité et les aider à respecter la "distance sociale".

Nous sommes émerveillées par le zèle sans faille du personnel médical, des scientifiques tels que les virologues, les épidémiologistes, sans oublier les journalistes et les politiciens.

Ce sont les "héros" les plus en vue, mais les gens ordinaires et même les jeunes offrent leur sourire et leur disponibilité pour aider : "Etes-vous dans le besoin ? ", "Puis-je vous aider d’une manière ou d’une autre ?", étaient des messages trouvés dans quelques boîtes aux lettres !

Nous nous joignons à la population locale pour manifester notre reconnaissance et notre gratitude envers ceux qui travaillent au service des malades : nous exposons des draps blancs sur un balcon, nous nous joignons à nos voisins pour applaudir, nous passons des coups de téléphone et envoyons des messages par "WhatsApp", ou nous faisons sonner la cloche de la chapelle à 20 heures, conformément à ce que les évêques ont demandé aux paroisses.

De nombreuses femmes et même quelques hommes ont commencé à confectionner des masques et certaines de nos communautés ont reçu ces articles dont elles avaient tant besoin. Certaines de nos Sœurs ont également commencé à confectionner des masques (surtout pour nos propres membres et collaborateurs), car le "Coronavirus" sera avec nous pendant très longtemps.

Enfin, la plupart d’entre nous ont remarqué que les gens sourient et hochent plus facilement la tête lorsqu’ils se rencontrent dans la rue.

Nous devons mentionner, non pas un dommage collatéral, mais un gain collatéral dans le domaine du bruit : son absence permet au chant des oiseaux de se faire entendre. Cette atmosphère de tranquillité est certainement une invitation à la réflexion et à la prière. Même la nature a bien résisté à cette crise : la pollution a sensiblement diminué et la faune sauvage est prospère. On entend à nouveau les enfants jouer en plein air, même si nous sommes conscientes que tous n’ont pas le luxe de disposer d’un jardin ni même d’une terrasse. Nous sommes préoccupées par les sans-abri et les "sans jardin" ! Pour eux, le confinement à la maison est plus éprouvant que pour la plupart d’entre nous qui avons une maison spacieuse et un jardin !

Oui, nous discernons des signes d’espoir !

Envoyé par Sr Anne-Marie Dhooghe


À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

Province belge du Sud

Quelques expériences de nos Sœurs

  • Au chevet d’un mourant :

    Soyez béni, Monsieur Adrien !
    Vous êtes parmi nos anciens. Il n’y a pas longtemps que j’ai fait votre connaissance et nous avons vécu ensemble des instants importants. Vous veniez à la salle à manger ne sachant plus beaucoup vous exprimer mais vos yeux rayonnaient de bienveillance. Vous n’êtes plus venu et, me faufilant le long de votre chambre, je vous ai aperçu très amaigri. Par la suite, vous observant de loin, je me suis rendu compte que vos yeux se tournaient déjà vers l’inconnu. Votre respiration était haletante. Je me suis assise près de vous. Mon regard allait de votre visage aux moutons broutant dans la prairie, il suffisait de baisser la tête, de bien regarder et voilà que de l’herbe fraîche se laissait manger sous leurs pattes. Un rayon de soleil, et la paix était complète. Vos yeux se penchaient vers moi, j’en fus bouleversée.
    Il m’est alors venu à l’esprit de m’adresser à notre Père.
    Et j’ai dit : « Au nom du Père, du Fils et de l’Esprit qui les unit, je vous pardonne toutes vos fragilités.
    J’ai osé, oui : il n’y a plus de prêtres. Il y a eu entre nous un retour vers la simplicité, la vérité.
    Vous êtes parti, Monsieur Adrien, ne nous oubliez pas, ni votre compagne, ni vos deux enfants.
    À bientôt.

  • Tout en respectant scrupuleusement toutes les consignes, une SCJM confectionne une grande affiche et va la brandir devant une Maison de Repos qu’elle avait coutume de fréquenter pour y rendre visite et apporter la communion à des personnes âgées. Elle a voulu ainsi remercier spontanément et encourager tout le personnel si héroïquement dévoué à des personnes fragilisées. Plusieurs soignants ont manifesté leur reconnaissance pour ce signe fraternel.
    Cette même SCJM s’est mise à la disposition de la Paroisse pour déposer le feuillet paroissial dans les boîtes aux lettres des paroissiens de son quartier.
  • Deux SCJM, résidentes d’une Maison de Repos, ont le souci d’épauler autant qu’elles le peuvent le personnel surchargé. Elles participent et animent des moments de convivialité, aident quelques résidents qui ne peuvent plus s’alimenter tout seuls et s’efforcent de propager de la bonne humeur autour d’elles. En ces jours difficiles, elles sont des cadeaux pour cette Maison qu’elles considèrent comme la leur.
  • Deux communautés de SCJM se sont jointes à l’initiative populaire : chaque soir à 20H, elles sonnent à toute volée les cloches de leur chapelle en signe de remerciement à tous ceux qui prennent des risques pour soulager et prendre soin des victimes du Covid-19.
  • Le téléphone est devenu un précieux et irremplaçable canal de rencontres. Il permet à la Province de vivre plus concrètement une communion fraternelle déjà vécue dans la prière. Il apporte courage et espérance aux Sœurs et aux relations qui souffrent davantage du confinement. Il est un remède contre une solitude déprimante, renforce les liens et permet de vivre joyeusement la sollicitude dont chacun a besoin.


Sri Lanka

Alors que l’année 2020 commençait à s’épanouir, les nouvelles qui continuaient à arriver de Wuhan étaient inquiétantes. Pourtant, personne d’entre nous ne pensait qu’elle allait franchir les frontières. Nous avons donc été choqués de constater que le Covid-19 avait bel et bien traversé les frontières et fait son entrée dans notre propre pays et qu’il avait déjà commencé à bousculer nos vies. Nous étions perplexes de ne pas savoir comment gérer cette nouvelle situation. Il y avait plus de questions que de réponses. Les nouvelles en provenance des pays européens étaient décourageantes. Le monde s’était arrêté.

Pendant notre cheminement de Carême, nous nous sommes souvenues du voyage de l’Exode. La foi au plus profond de nous nous a fortifiées pour avancer vers la terre promise, mais la réalité qui se trouvait juste devant nous tendait à nous faire perdre l’espoir. Les maisons, les villages, les villes et les cités étaient confinés. La vie est devenue très dure, surtout pour les personnes très pauvres.

Beaucoup d’entre nous ont fait un cheminement spirituel grâce à une retraite en ligne pendant la Semaine Sainte. C’était une semaine sainte différente de toutes celles que nous avons connues dans notre vie. En pensée, nous avons embrassé le monde entier, en particulier les victimes du coronavirus, leurs familles, le personnel médical et hospitalier, les dirigeants du pays, les forces de sécurité, etc. Nous avons trouvé du courage dans la Divine Providence et nous nous sommes senties renforcées par la devise "Donnez, et l’on vous donnera". Nous avons partagé avec les pauvres ce que nous pouvions. Nous avons entendu le cri des pauvres et nous avons été pressées à les embrasser dans la Charité. Nous avons partagé des rations sèches et des légumes avec les nécessiteux. Cet acte de charité a fait naître le sourire sur leurs visages et de l’espoir dans leur vie. Une aide a été offerte par téléphone à ceux qui étaient dans la peur et la panique ; une consolation aux membres de la famille qui avaient perdu leurs proches. Comme nous le dit le pape François, "dans les situations désespérées de douleur et de souffrance, Dieu n’abandonne jamais ses enfants mais reste proche d’eux". Nous sommes heureuses d’avoir pu, nous aussi, apporter un peu d’espoir aux victimes du COVID-19, du moins à certains égards.

À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

Région anglo-irlandaise

La direction de l’hôpital où je travaille en tant qu’aumônière a commencé à se préparer à l’éventuel impact dévastateur du Coronavirus en janvier 2020.

En février, j’ai commencé à prendre conscience de la gravité de cette maladie lorsque tout le personnel, y compris moi-même, a reçu une formation sur l’utilisation des EPI (équipements de protection individuelle). C’est grâce à cette formation, ainsi qu’aux nouvelles de l’OMS, que j’ai commencé à prendre conscience de la gravité de la maladie.

Nous avons tous dû nous entraider pendant cette période. Des vagues de peur étaient palpables parmi tout le personnel, y compris les consultants seniors. Beaucoup d’entre eux ont estimé qu’ils préféreraient être ailleurs que dans le milieu hospitalier. Cependant, d’une manière étrange, cette peur est puissante et nous nous sommes entraidés pour y faire face. ... Les paroles de l’archevêque Desmond Tutu écrites en 1931 étaient inspirantes. "Nous ressentons tous la peur, mais lorsque nous l’affrontons et la reconnaissons, nous sommes capables de la transformer en courage. Être courageux ne signifie pas ne jamais avoir peur ; cela signifie agir comme vous savez que vous devez le faire même si vous avez indéniablement peur".

En tant qu’aumônière, j’ai reçu de nombreuses demandes de prières. Lorsqu’un membre du personnel très dévoué qui avait été infecté a commencé à se rétablir, beaucoup ont exprimé leur foi renouvelée dans le pouvoir de la prière et ont rendu grâce.

Tous les membres du personnel portent désormais un équipement de protection individuelle (EPI). Ces combinaisons sont incroyablement difficiles à porter et à utiliser. Nous devons nous entraider pour nous habiller et, plus important encore, nous aider à nous déshabiller. La crainte de contracter ou de transmettre une infection est une grande inquiétude et un défi.

Mon rôle à cette époque est très varié : visiter le service chaque jour, organiser le sacrement de l’onction pour les patients, soutenir les parents et le personnel, aider le personnel à mettre l’EPI... nous sommes tous dans le même bateau, les collègues se soutenant mutuellement.

Communiquer une présence attentionnée et compatissante est un rôle essentiel pour les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux et les aumôniers dans les soins et les services aux patients et à la famille. L’impossibilité de le faire de la manière habituelle en portant cet EPI "va à l’encontre du but recherché". Cette présence attentionnée peut être et est si difficile lorsqu’on est habillé de cette manière. Le simple contact visuel est difficile lorsque les lunettes portées sont toutes embuées. On ne sait pas encore comment les patients et les familles vivent cette situation ni ce que les patients pensent de nous. Mais ils doivent avoir très peur.

Au milieu de cette situation très stressante, un petit geste de gentillesse et de sollicitude envers le personnel travaillant en première ligne ici à l’hôpital contribue grandement à égayer cette journée autrement très difficile. Les gens sont si généreux envers nous à l’hôpital. Ils donnent de l’argent, apportent de la nourriture, fournissent des EPI, des grille-pain, des bouilloires, des cafetières, des bouteilles d’eau. Le personnel ressent leur soutien et tous ces actes de générosité contribuent à lui rendre la vie un peu plus facile.

La prière est devenue une partie beaucoup plus importante du soutien et de la guérison au sein de l’hôpital. La petite équipe de prière que j’ai invitée à prier dans l’oratoire de l’hôpital, composée de nos prêtres locaux, du ministre de l’Église d’Irlande, de notre évêque et de moi-même, était une réponse à ce besoin. Chacun d’eux s’est senti privilégié d’être invité à aider le personnel qui se sent soutenu et porté dans la prière. Pendant les sept jours de la semaine, un membre de l’équipe de prière est à l’oratoire pour prier pour les personnes affectées par le virus.

Une bougie de solidarité du personnel reste allumée nuit et jour pour tous ceux dont nous touchons la vie dans le cadre de notre travail en ces temps difficiles. De nombreux membres du personnel ont fait part de leur sentiment d’être soutenus dans cette prière.

Les visites à l’hôpital sont désormais limitées à ceux qui sont dans les dernières heures de leur vie et font maintenant partie des soins de fin de vie. Nous ne pouvons autoriser que deux visiteurs par famille pour le moment. Tous les membres de la famille visitent en sachant qu’ils pourraient attraper le virus. Ils doivent également tous porter un équipement de protection complet, ce qui ajoute à leur détresse.

Je passe du temps chaque jour à prendre contact avec les familles endeuillées, dont les proches sont décédés des suites du Covid-19. La plupart d’entre elles me disent combien elles sont tristes de ne pas pouvoir leur dire au revoir. Cette situation, l’absence de rituel funéraire et du soutien habituel des autres membres de la famille et des amis rendent ce moment très pénible. Ils vivent un moment de solitude et d’isolement. Cela rend le processus de deuil très difficile et compliqué.

Je me pose des questions : Qu’est-ce que ce virus nous communique ? Comprendrons-nous les leçons que nous devons en tirer ? Peut-être que notre merveilleux environnement nous parle maintenant haut et fort.

Pour conclure, j’essaie de rester dans l’instant car si je regarde vers le futur proche où les scientifiques se battent encore pour trouver un vaccin et où les gens meurent ... je ressens de la peur.

Cependant, j’ai le sentiment que nos chefs de gouvernement et notre personnel médical font preuve d’un authentique leadership dans la gestion de notre pays. Ils nous tiennent informés chaque jour de leurs plans, de l’orientation et des décisions qu’ils prennent à la lumière des meilleures pratiques et des recommandations de l’OMS. Ce type de leadership a été fort bien accueilli et respecté par le peuple irlandais. Nous nous sentons en de bonnes mains et tous les citoyens sont traités avec beaucoup de respect.

Le soutien que je ressens de la part de mes Sœurs de la Région est tout simplement merveilleux. C’est une grande force pour moi dans mon apostolat. Je suis fière d’être une Sœur de la Charité de Jésus et de Marie, car je suis solidaire et pleine d’espoir avec toutes nos Sœurs du monde entier en ce moment de l’histoire de la Congrégation, unies dans la prière et l’amour.

(Envoyé par Sr Mary Lalor)

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 !

En réponse à une initiative prise par l’UISG en vue de partager des histoires d’espérance, nos Provinces et Régions ont été invitées à envoyer de telles histoires. Présentées sous forme de rapports, et non d’histoires au sens propre du terme, elles sont très éclairantes, encourageantes et inspirantes. Elles nous parlent d’une partie intégrante de notre vie dans la Congrégation aujourd’hui. Nous les publierons donc ici, une par une. Voici le récit qui nous est parvenu de la Province de Delhi, le premier à arriver.

Les défis pour vivre notre charisme

Le Coronavirus est entré en Inde le 30 janvier 2020 lorsqu’un étudiant de retour de Wuhan en Chine a été testé positif. Juste avant son arrivée, le pays traversait déjà une période terrible en raison des amendements récemment adoptés par le Parlement : la loi sur la citoyenneté (CAA : Citizens Amendment Act), l’enregistrement national des citoyens (NRC : National Registration of Citizens) et l’enregistrement national de la population (NPR : National Population Registration). Ces amendements ayant été interprétés comme discriminatoires, la population s’est révoltée, ce qui a entraîné beaucoup de violence et d’effusion de sang, voire des émeutes.

Dans ce contexte, le pays a soudainement été pris par la pandémie, nécessitant une attention et une action immédiates. Du jour au lendemain, le gouvernement central a annoncé 21 jours de confinement qui ont laissé d’innombrables personnes dans la détresse. Cependant, Dieu ne les a pas abandonnées au désespoir. Des centaines de personnes leur sont venues en aide, apportant une lueur d’espoir.

Les SCJM de la Province de Delhi ont leur propre façon d’être de telles lueurs d’espoir pour ceux qui tâtonnent dans l’obscurité.

1. Les victimes des émeutes : Les émeutes ont été principalement observées à Delhi, la capitale nationale. La communauté du Provincialat est venue en aide aux personnes en détresse qui ont été chassées de leurs foyers. Nous nous sommes jointes à l’archevêché de Delhi, à la Conférence des Religieux de l’Inde (CRI), aux ONG et à d’autres bénévoles qui se sont présentés pour améliorer la situation.

  • Avec d’autres prêtres, religieux, activistes sociaux, journalistes et chefs religieux, certaines de nos Sœurs ont exprimé leur solidarité en se joignant à une grève avec occupation dans la capitale,
  • Certaines d’entre nous ont personnellement visité les camps et ont passé du temps avec les victimes des émeutes. Elles ont écouté leurs expériences pénibles et les ont conseillées.
  • La Province a offert une aide financière à ceux qui en avaient le plus besoin.

Bien que chacun de nos petits gestes soit comme une goutte d’eau dans la mer, notre présence a certainement dû offrir une lueur d’espoir aux victimes de l’inhumanité.

2. La pandémie de coronavirus : Nous avions conscience de la propagation du virus mais nous n’avons jamais pensé qu’elle deviendrait une crise mondiale. Peu à peu, le pays a pris conscience de la nécessité de se préparer et de prendre des mesures préventives pour éviter que le virus ne se propage. Le confinement national déclaré pendant 21 jours a causé de nombreux problèmes, en particulier pour les travailleurs migrants et les travailleurs du bâtiment, les travailleurs journaliers et d’autres personnes marginalisées. Nous avons été témoins de scènes déchirantes sur les routes devant la maison provinciale où des foules de travailleurs migrants étaient à pied, essayant de rejoindre leurs maisons, à des centaines de kilomètres dans la plupart des cas. Des milliers de personnes sont restées sans abri ni nourriture. Nous avons pensé que nous pourrions, d’une certaine manière, venir en aide à cette humanité souffrante.

Certaines de nos communautés avaient déjà commencé à venir en aide à ceux qui n’avaient pas beaucoup pour se nourrir. Bientôt, toutes les autres communautés ont également trouvé leur propre façon d’être une lueur d’espoir pour les personnes en détresse. 26 communautés se sont mises en action pour aider de toutes les manières possibles, par exemple :

  • Distribuer des rations ou offrir une aide financière pour les traitements
  • Se joindre à ceux qui fournissaient de la nourriture dans des lieux d’hébergement
  • Mettre nos bâtiments scolaires à disposition à des fins de quarantaine.

Nous avons essayé d’être de bons samaritains pour tous ceux qui étaient dans le besoin, sans distinction de caste, de croyance, de religion, d’âge ou de sexe. Ces gestes de générosité, d’empathie et de solidarité avec les personnes touchées semaient des graines d’espoir pour les désespérés.

3. La solidarité avec notre "lien vital" : Conformément aux paroles du Père Triest qui disait : "accomplissez toujours vos œuvres de charité dans un esprit de foi, les yeux fixés sur Dieu", nous nous sommes tournées vers Dieu, notre " lien vital ". Le mois dernier a été un temps de prière intense, non seulement pour les victimes du coronavirus, mais aussi pour demander à Dieu de nous accorder sa miséricorde, ainsi qu’à l’humanité tout entière, pour nos péchés, nos échecs et nos manquements qui ont amené notre mère la Terre à porter le deuil sous leur poids. Nous sommes convaincues que le Seigneur qui travaille avec nous pendant cette crise mondiale nous permettra de continuer à être une lueur d’espoir.

Dans la profondeur des ténèbres, lorsque Dieu semble caché, la lumière transformatrice et l’espérance de Dieu se révèlent grâce aux services dévoués de tous les membres du personnel soignant, des fonctionnaires, des ONG, des bénévoles, des prêtres, des religieux, des donateurs et d’autres que notre Père Triest considérerait comme " des dieux sur terre et des anges de Dieu ". Que Dieu, notre lien vital, continue à nous inspirer à marcher en solidarité avec les personnes en détresse en ce moment critique pour l’humanité !

À suivre…

Le défi du Covid-19 pour les SCJM du monde entier (suite)

St-Vincent, R.D. Congo (envoyé par Sr Marie Céline Bulungu)

Dans la Province, jusqu’ici, aucune Sœur n’est atteinte. Dieu merci.

Au Haut Katanga : Le Gouverneur a autorisé la vente des produits alimentaires, afin que la population puisse s’en procurer. Les barrières sont érigées à différents endroits pour vérifier le nombre de passagers autorisés dans les transports en commun durant ce temps de pandémie. Devant les magasins de produits alimentaires, les acheteurs font la queue tout en respectant une certaine distance. Le gel alcoolique est donné aux gens pour désinfecter les mains.

La situation ne semble pas trop difficile pour ceux qui ont un peu de moyens financiers ; tandis que la majorité de la population, qui vit au jour le jour par la vente de petits articles, traverse un moment difficile.

Au Kasaï et Lomami : La population est en mouvement, on demande aux gens de respecter seulement les règles d’hygiène. Jusqu’à présent, seuls Kinshasa, le Nord – Kivu, le Sud – Kivu, Ituri et Kwilu dans le Bandundu ont des cas confirmés.

Vue d’ensemble des cas :
Kinshasa : 241 cas confirmés, 20 personnes guéries, 20 décès.
Afrique du sud : 2272 cas confirmés, 410 personnes guéries, 27 décès.

Dans cette situation alarmante que traverse l’humanité entière, la Province Saint Vincent de Paul a choisi de faire l’adoration chaque jour dans toutes nos communautés pour implorer le secours divin sur notre humanité en détresse.

Mali (envoyé par Sr Marguerite Tubale)

Voilà en bref la situation de COVID-19 dans notre pays :

Le ministre de la santé et des affaires sociales est chargé de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale de la situation épidémiologique au Mali. Il a communiqué ceci :

Le 12/4/2020 les services de santé ont enregistré 11 nouveaux cas de COVID 19, pas de décès ; 3 patients pris en charge ont été guéris dont 1 enfant de 5 ans.

A ce jour, le nombre de cas positifs enregistrés au Mali est de 116 dont 9 décès pour un total de 25 patients guéris. La prise en charge des autres patients se poursuit. Les autres cas trouvés dans d’autres villes sont vite acheminés à Bamako pour éviter la contamination.

On invite la population à rester sereine et à respecter les mesures de prévention. Nous ne sortons pas de chez nous pour aller en ville et n’avons pas beaucoup de nouvelles.

La fête de Pâques a été célébrée dans l’intimité, uniquement avec les consacrées, les prêtres et quelques laïcs. On demande à toutes les consacrées de rester dans leurs communautés : des prêtres viennent y célébrer la messe chaque jour.

Angleterre-Irlande (envoyé par Sr Elizabeth Roche)

Nous vivons vraiment une époque étrange et déconcertante. Nous avons entamé notre quatrième semaine de confinement, un terme avec lequel nous sommes devenus très familiers depuis que le COVID-19 a pris le contrôle de nos vies. Cet ennemi silencieux, invisible et mortel a causé et continue de causer des centaines de morts chaque jour. Une grande partie de la vie doit être mise en veilleuse, et la seule chose que nous souhaitons et espérons tous, c’est un retour à la normale, quelle que soit cette nouvelle normalité. Comme quelqu’un l’a dit récemment, ... c’est aussi une pandémie de déception humaine..., beaucoup de deuils en plus de la maladie, beaucoup de décès dus au virus, et tant de personnes qui meurent seules à l’hôpital, sans qu’un être cher soit présent pour leur tenir la main et leur apporter un peu de réconfort à un moment aussi critique. La distanciation sociale exige d’être séparés à un moment où la proximité est la plus nécessaire. Viennent ensuite les restrictions tout aussi strictes en matière de services funéraires et d’enterrement. Des vies, des familles et des communautés sont donc traumatisées ici, comme elles le sont d’ailleurs partout dans le monde. C’est certainement le plus étrange des sentiments, même surréaliste. Il y a un profond chagrin et une lutte déchirante que beaucoup de gens traversent en ce moment, en particulier les malades, ceux qui sont atteints de COVID-19 et ceux qui sont malades d’une autre manière, ainsi que ceux qui pleurent leurs morts.

Dans ce contexte, qui semble presque inéluctable, jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé, il se dégage une profondeur de bonté, de bienveillance et de bon voisinage qui contraste totalement avec ce qui se passe. C’est comme si notre humanité commune se rassemblait d’une manière douce et bienveillante pour nous montrer comment être ensemble, à un moment où l’on nous demande de rester chez nous et d’observer la distance sociale qui nous sépare les uns des autres.

En ce qui concerne la région Anglo-Irlandaise, à ce jour les Sœurs ne sont pas infectées par le virus, car nous observons chacune les mesures exigées par les gouvernements et les autorités sanitaires en Angleterre et en Irlande. Comme 30 des 33 Sœurs de la région sont âgées de plus de 70 ans, la majorité d’entre elles sont confinées chez elles et ne sortent que pour chercher leurs médicaments et faire un peu d’exercice quotidien. La communication par les différents moyens de la technologie moderne est bien sûr un atout considérable à l’heure actuelle, car elle permet d’établir des contacts pour atténuer le sentiment d’isolement et de solitude. Il y a beaucoup de possibilités de retransmission en direct de la messe depuis divers endroits, ce qui est très utile, et pendant la Semaine Sainte les différents services étaient accessibles, nous permettant de puiser force et espoir dans notre Foi pendant cette période très difficile et éprouvante. En tant que religieuses, nous faisons maintenant l’expérience de l’aide et de la prévenance de nos voisins qui nous proposent de nous apporter des vivres, et nous leur assurons à notre tour notre prière quotidienne, nous remercions donc Dieu de découvrir ce que signifie appartenir à l’unique famille humaine.

Sri Lanka (envoyé par Sr Anastasia Perera)

Le Christ est ressuscité ! Le lendemain de Pâques, nous toutes, Sœurs de la Charité, pouvons rendre grâce pour le don de la retraite en ligne que nous avons eu l’occasion de faire ensemble pour découvrir toute chose et toute personne avec un regard nouveau dans le Seigneur, et pour grandir en solidarité avec les victimes du Coronavirus.

Le premier cas confirmé du virus au Sri Lanka a été signalé le 27 janvier, une femme chinoise de 44 ans de la province de Hubei en Chine, arrivée comme touriste. Le 10 mars, le premier ressortissant local sri-lankais, un guide touristique de 52 ans travaillant avec un groupe d’Italiens, avait été testé positif. Par la suite, les cas signalés, les personnes infectées et les zones de quarantaine ont commencé à se multiplier et à se propager rapidement dans l’île. Le port du masque facial est devenu obligatoire. La télévision et la radio diffusaient régulièrement des instructions sur les mesures de précaution nécessaires que les gens devaient prendre. La peur et l’incertitude étaient évidentes partout. Tant de questions et aucune réponse apparente ! Nous avons été mis au défi de rester pacifiques, solidaires et confiants que le Seigneur nous protégerait !

De nombreux voyageurs avaient négligé les procédures de quarantaine. Cela signifiait qu’ils allaient propager le virus. Et c’est ce qu’ils ont fait ! Le 25 mars, plus de 14 000 personnes ont été mises en quarantaine. Des restrictions de voyage ont été introduites : suspension des visas et des vols internationaux. Le 27 mars, le couvre-feu a été décrété. Cela signifiait l’impossibilité de sortir. Il y avait des achats dictés par la panique et de longues files d’attente ! Nous sommes mis au défi de revenir à un mode de vie plus simple, de nous remettre en question, d’apprendre à nous débrouiller avec moins et d’être reconnaissants pour l’essentiel. C’était aussi un appel à nous tourner vers notre mère la Terre : cultiver des jardins familiaux pour l’avenir et écouter le message de l’Evangile, "regardez les oiseaux du ciel et les lis des champs". Dans beaucoup de nos communautés, la Providence divine a été vécue de façon inattendue lorsque le garde-manger a été trouvé vide et avec de nombreuses bouches à nourrir !

Un comportement responsable a été demandé : éviter les foules, se distancier socialement, se désinfecter fréquemment, s’abstenir d’abuser des médias sociaux, ne pas violer les restrictions du couvre-feu... (à ce jour, plus de 20 000 personnes ont été arrêtées pour violation). Les prières liturgiques, y compris les services de la Semaine Sainte, ont été annulés et ce fut un coup dur jusqu’à ce qu’on réfléchisse et qu’on voie que Dieu est dans nos cœurs !

Dans tous nos couvents, les Sœurs ont observé, prié, encouragé les autres et espéré que l’épidémie serait bientôt maîtrisée. Cependant, les nouvelles qui nous parvenaient des pays européens nous ont consternées. Nous avons eu recours à de nombreuses formes de prière et de supplication. Certaines de nos petites communautés et maisons de retraite qui ont des prêtres ou des aumôniers résidant à proximité ont continué à célébrer la messe et ont embrassé le reste de la Province et de la Congrégation dans leur prière.

Aujourd’hui, la spiritualité et la foi sont devenues une force vivante, non seulement parmi les Sœurs mais dans la nation tout entière. Les gens, bien que confinés chez eux, sont plus proches et plus concernés. Il y a plus de partage et d’attention. Les gens se rassemblent autour de leur télévision pour suivre la messe et d’autres services. Chaque petit foyer et chaque famille est désormais une église vivante et un sanctuaire de l’amour de Dieu !

Vietnam (envoyé par Sr Suman Anima Toppo)

Selon le ministère de la santé, le pays a eu au total 265 cas confirmés de COVID-19 sur son territoire depuis que le virus est connu, dont certains se sont rétablis. Aujourd’hui, le nombre total de personnes mises en quarantaine s’élève à 75 291.
Depuis le 1er avril, nous avons des règles strictes de distanciation sociale à l’échelle nationale, limitant les mouvements uniquement à l’essentiel. Dans ce contexte, l’Église au Vietnam a diffusé en direct les messes quotidiennes et autres services pendant le Triduum pascal et la Vigile de Pâques. Les églises, qui étaient autrefois pleines pour les messes quotidiennes, ont été témoins du vide et d’un grand silence pendant la période cruciale de Pâques 2020. Cependant, dans les familles et les communautés, des milliers de croyants assistent chaque jour aux messes en ligne avec beaucoup d’amour et de dévotion.

En tant que citoyens responsables du pays, nous toutes dans la Région contribuons à la vie de la nation en adhérant strictement à la distanciation sociale, en faisant des sacrifices et en priant quotidiennement pour les victimes et en partageant ce que nous pouvons avec les pauvres.

Pour certaines d’entre nous, c’est devenu une opportunité donnée d’être ensemble, de vivre notre Cor unum, anima una. C’est aussi le moment d’exprimer certains des dons et talents que Dieu nous a donnés : l’art et l’artisanat, la couture, la peinture, etc. Nous avons également saisi cette occasion pour étudier la Parole de Dieu et les documents de la Congrégation. Nous avons également des sessions pour améliorer notre connaissance de la langue.

Certaines d’entre nous étaient anxieuses, notamment nos aspirantes et postulantes. Ainsi, nous nous sommes parfois assises ensemble pour parler de notre expérience pendant ce moment d’incertitude et chacune a partagé ses pensées et ses réflexions. Nous essayons d’être des canaux de grâce les unes pour les autres. Les jeunes en formation avaient la possibilité de retourner chez leurs parents si elles le souhaitaient, mais leur réponse a été frappante : "Mes Sœurs, nous sommes venues ici ; nous allons affronter ces difficultés ensemble." Cette belle réponse a fortifié chacune d’entre nous.

Pendant cette période, nos bienfaiteurs sont plus soucieux de nos besoins. Sans entrer dans la maison, ils nous laissent des denrées alimentaires ! Nous ne manquons de rien ! Nous faisons l’expérience de la providence de Dieu. Selon les possibilités de chacune, les communautés plantent leurs propres légumes et se débrouillent avec ce qui est disponible. Dans la mesure du possible, nous aidons les pauvres du quartier et partageons avec eux ce que nous avons dans l’esprit de Pâques.

Une des communautés a eu le privilège de célébrer l’Eucharistie pendant la semaine sainte et le jour de Pâques. Nous disons merci au Curé qui a choisi notre maison pour célébrer la sainte Eucharistie. Celle-ci a été retransmise en direct pour les paroissiens.

Unie dans la prière, toute la Région offre chaque jour le chapelet de la miséricorde et passe une heure en adoration pour prier pour la guérison de notre monde du coronavirus. Nous avons cheminé ensemble avec d’autres et avons participé à la retraite en ligne avec les mêmes sentiments et intentions. Cette période de calme et d’isolement social a aidé chacune de nous à approfondir sa relation avec Dieu, avec soi-même, avec les autres, avec les personnes du monde entier et avec la création tout entière.


Le défi du Covid-19 pour les SCJM du monde entier

Cette année, nous avons toutes vécu une expérience unique du mystère pascal. Le Seigneur nous a rencontrées, nous a renouvelées et nous a fortifiées dans et à travers le monde virtuel !

Pendant la Semaine Sainte, nous avons vécu une expérience exceptionnelle de communion au sein de la Congrégation et de solidarité avec nos frères et sœurs dans le monde, en nous confrontant aux réalités du Covid-19, à travers notre retraite sur le thème de la semaine. Dans un monde qui est mis à rude épreuve, le message de Pâques résonne haut et fort, dissipant toute anxiété et toute peur. Selon les mots du Pape François, en cette Pâque " nous acquérons un droit fondamental qui ne peut nous être enlevé : le droit à l’espérance " (Homélie de la Veillée pascale).

Des marques d’intérêt et de sollicitude continuent à venir de diverses parties de la Congrégation pour prendre de nos nouvelles, tant ici au Généralat qu’en Belgique. La puissante force de soutien par la prière accompagne toujours chaque message, lettre ou appel téléphonique !

La situation en Belgique reste toujours critique avec 30 589 cas confirmés et 3 903 décès à ce jour (13/04). Le confinement en vigueur risque de se prolonger et nous continuons à trouver des moyens d’en tirer le meilleur parti. Nos Sœurs qui sont infectées par le Covid-19 progressent bien et, heureusement, aucun nouveau cas n’est signalé. Cependant, le nombre de victimes semble augmenter parmi les membres du personnel soignant.

Dans d’autres parties de la Congrégation, la situation semble prendre des proportions alarmantes. Nous en avons un aperçu grâce aux récits suivants qui nous sont parvenus ; d’autres suivront :

Ranchi (par Sœur Marie-Joseph Valiyankal)

Le coronavirus qui a pris d’assaut le monde avec l’Inde dans sa mire. Ayant la deuxième plus forte densité de population au monde, la propagation sociale du virus est l’un des dangers auxquels le pays est confronté. Sur les 29 États de l’Inde, les quelques États touchés comprennent le Maharashtra, le Kerala, le Karnataka, le Tamil Nadu, l’Uttar Pradesh et le Jharkhand. Selon d’éminents médecins et analystes sociaux, la propagation de ce virus mortel dans d’autres régions du pays est une question de temps. Le nombre de décès est passé à 200 jusqu’à présent et les cas confirmés augmentent eux aussi de manière alarmante. La population vit dans une peur et une anxiété constantes. Les mesures prises en temps utile, notamment le confinement, la distanciation sociale obligatoire et d’autres mesures strictes prises par le gouvernement central ainsi que par les gouvernements des États ont été bénéfiques dans une certaine mesure pour prévenir la rapide propagation du virus jusqu’à présent. Certains gouvernements des États ont pris des mesures louables en identifiant les personnes touchées dès le début et en mettant en place des centres d’isolement, des installations de dépistage et des traitements appropriés, une cuisine communautaire, la distribution du matériel nécessaire et d’autres mesures similaires.

Ce qui est positif actuellement, c’est qu’au-delà des frontières, les gens réalisent le besoin de Dieu et beaucoup apportent leur aide aux nécessiteux malgré le confinement et d’autres restrictions. Les SCJM de la Province de Ranchi participent activement à la prise en charge des travailleurs migrants pendant le confinement. L’archidiocèse de Ranchi, en coopération avec le gouvernement du Jharkhand, en a eu l’initiative. L’une de nos écoles à Hulhundu a été convertie en foyer d’accueil pour les travailleurs migrants. L’endroit est prêt à accueillir 200 personnes avec toutes les dispositions nécessaires pour leur séjour. Les personnes n’y seront accueillies qu’après avoir subi les tests de dépistage obligatoires. Le même dispositif est mis en place à Chinaki et à Abadganj pour répondre à toute situation d’urgence. Outre l’aide apportée au diocèse pour lutter contre cette crise, nous organisons également des sessions pour sensibiliser les gens aux dangers du coronavirus et aux moyens de se protéger et de protéger sa famille contre le virus. Entre-temps, les communautés du Provincialat, de l’université de Nirmala et de Chianki ont distribué des denrées alimentaires à environ 400 familles dans le besoin dans leurs régions respectives. Les Sœurs sont prêtes et heureuses d’aider les démunis par tous les moyens possibles et, à la vue des signes et des symptômes que nous observons aujourd’hui, nous pensons que nous devons nous préparer à une situation plus grave dans les jours à venir.

Au milieu de toute cette peur, cette anxiété et cette incertitude, nous nous tournons vers Dieu avec confiance en son amour miséricordieux !

IAN Philippines (par Sœur Fatima Peiris)

A ce jour (12 avril), il y a 4 648 cas confirmés de coronavirus dans le pays. Le nombre de décès s’élève à 297. Le pays entier, qui compte plus de 104 millions de personnes, est en quarantaine.

Le système de santé du pays est confronté à cette nouvelle souche du coronavirus, ainsi qu’à des dizaines de milliers de patients atteints de tuberculose. Les Philippines restent l’un des rares pays où le nombre de cas de tuberculose continue d’augmenter chaque année. Aujourd’hui, on estime à un million le nombre de Philippins atteints de tuberculose active. Ceux-ci sont maintenant confrontés à la menace supplémentaire de contracter le coronavirus en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire. Comme les hôpitaux sont désormais bondés de patients atteints de COVID-19, il est conseillé aux tuberculeux de rester chez eux.
Quelques supermarchés sont ouverts, mais seuls des articles limités sont disponibles. Les gens traversent une période très dure et difficile : ils n’ont pas de travail et vivent dans la pauvreté.

En tant que communauté, nous avons décidé de rendre notre mode de vie très simple. Dieu merci, nous avons des légumes et des fruits du jardin. Nous restons unies avec le monde entier et nous passons plus de temps avec le Seigneur. La retraite de la Semaine Sainte a été une expérience merveilleuse pour nous toutes, dans la communauté : nous avons travaillé à notre propre conversion et transformation. Chaque jour, nous apprenons et faisons l’expérience de beaucoup de choses dans notre vie.

Pakistan (par Sœur Sophia Patras)

Pas moins de 13 localités de la capitale provinciale de Lahore ont été partiellement ou complètement isolées samedi en raison d’une augmentation soudaine des cas de coronavirus. Bien que Lahore reste l’une des régions les plus touchées de la province, les zones isolées sont anciennes et densément peuplées, une situation qui pourrait potentiellement faire de ces localités isolées des foyers d’infection massive du coronavirus.

Le nombre total de cas de coronavirus dans le pays s’élève à 5 015, avec 86 décès.
La majorité des cas d’infection au COVID-19 au Pakistan concernent des pèlerins revenus de l’Iran au début de ce mois.

Le ministère de la santé pakistanais a émis des directives pour la population sur la façon de se protéger contre le Coronavirus. Le gouvernement a exhorté les gens à éviter les rassemblements publics, à se laver les mains régulièrement et à garder une distance avec les patients atteints du virus. Malgré ces messages publics largement propagés par les médias, beaucoup de gens semblent ignorer ces instructions. La pauvreté est endémique dans le pays, et de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Ils considèrent le coronavirus comme le moindre de leurs problèmes.

Pour faire respecter la "distanciation sociale", l’armée a été appelée à aider la police. Dans certains endroits, les personnes qui rompent la "distanciation sociale" sont punies par la police. Les mosquées, les églises et tous les lieux de culte restent fermés aux rassemblements importants. Seules quelques personnes (4-5) peuvent se joindre aux prières le vendredi ou le dimanche. Les gens sont invités à prier à la maison.

Dans les grandes villes, les hôpitaux privés n’ont pas de médecins et les patients atteints des maladies habituelles ont du mal à se faire soigner. Les marchés de produits alimentaires sont ouverts pendant un certain temps. De nombreuses personnes de bonne volonté s’occupent des pauvres en leur distribuant des produits alimentaires.

Rwanda (envoyé par Sœur Mary Paul Vadassery)

Le Rwanda a, lui aussi, sa part d’expériences douloureuses en ce moment où le monde est confronté à la pandémie. Le confinement mis en place plus tôt, se poursuivra pendant deux semaines encore. Les autorités civiles et ecclésiales nous envoient régulièrement des instructions spécifiques nous demandant de les respecter très strictement. En cas d’indiscipline, des mesures sévères sont prises par les autorités. Au début, il était très difficile pour les gens de rester chez eux sans se rencontrer et se saluer. Mais aujourd’hui, cela semble faire partie de leur vie. Nous pensons que le Coronavirus a appris aux gens à être disciplinés. La vigilance des autorités est vraiment admirable. Même les personnes très peu instruites et pauvres s’inquiètent à l’annonce d’un simple rhume et d’une toux et courent se faire examiner dans des centres de santé. Les symptômes font l’objet d’un contrôle ordinaire et beaucoup d’entre eux sont renvoyés chez eux après avoir été rassurés et conseillés. Seuls les cas très douteux sont envoyés dans les grands hôpitaux pour un examen complet. Des bouteilles de désinfectant sont disponibles partout.

À ce jour, nous avons 118 cas, mais ce sont tous des cas bénins, qui sont isolés dans les hôpitaux publics. Quelques-uns d’entre eux se sont déjà rétablis. Tous les hôpitaux font le premier contrôle de tous ceux qui entrent. Tous les hôpitaux et centres de santé privés sont priés de garder des places prêtes à recevoir les patients du Covid-19 en cas de nécessité. Le calme et la tranquillité règnent partout. Les grands corbeaux qui venaient autrefois manger tout ce que nous plantons dans notre jardin ne sont plus visibles.

Les pauvres et les travailleurs journaliers sont les personnes qui souffrent le plus dans notre pays en ce moment, sans travail et sans autres moyens de subsistance pour leur vie quotidienne. Nous ne les oublions pas et essayons de partager tout ce que nous pouvons pour les aider. Cela nous a appris l’esprit de partage et l’attention à l’égard des plus démunis.

Nos Sœurs du Burundi, pays voisin où nous avons une communauté, vivent dans un autre monde. Jusqu’à présent, il y a cinq cas de Covid-19 dans le pays. Les frontières et l’aéroport sont fermés depuis deux semaines. Pour le reste, la vie continue comme d’habitude ; il n’y a pas de fermeture et les gens se déplacent librement dans le pays. Toutes les institutions fonctionnent comme d’habitude.

La semaine sainte a été un moment privilégié pour nous d’être en union plus intime avec le Seigneur et avec toutes les Sœurs de notre Congrégation. Le calme et la tranquillité qui régnaient autour de nous nous ont permis de mieux prier pour le monde entier et de nous souvenir de nos frères et sœurs qui souffrent dans les différents continents. Nous sommes extrêmement heureuses de notre expérience de retraite de la Semaine Sainte.

Delhi (envoyé par Sœur Teresa Attupuram)

Au moment où nous écrivons ces lignes, l’Inde a enregistré 16 999 cas confirmés et 331 décès dus au COVID-19. La bonne nouvelle, cependant, est le rétablissement de 1086 cas positifs. Delhi enregistre le deuxième plus grand nombre de cas d’infection avec un total de 1154 cas confirmés et 24 décès. Un confinement national a été annoncé le 24 mars pour une durée de 21 jours et il est maintenant signalé qu’il pourrait être prolongé jusqu’au 30 avril. Le gouvernement a également imposé des interdictions de voyager et tous les sites touristiques, écoles, cafés, restaurants, clubs de sport et autres lieux publics sont temporairement fermés. Ce confinement a principalement touché les migrants et les pauvres, en particulier les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les marginaux et les personnes déplacées. Ils n’ont pas de travail, pas d’argent, pas de nourriture et pas d’endroit approprié pour se loger. Le nombre de véhicules sur les routes a considérablement diminué et la pollution a également baissé.

De nombreuses ONG chrétiennes et non-chrétiennes se sont manifestées pour distribuer des paquets de nourriture, des produits alimentaires, des médicaments et d’autres produits essentiels à la survie des personnes. Toutes les communautés de la Province participent à l’identification des personnes dans le besoin et offrent leur aide dans la mesure du possible dans cette situation particulière. Dans les régions éloignées, il n’est pas facile d’acheter des produits alimentaires. Néanmoins, nos Sœurs travaillent dur et tentent de venir en aide aux victimes de la pandémie avec l’aide des propriétaires de magasins, de la police et des fonctionnaires du gouvernement. Le gouvernement central et les gouvernements des États ont également pris de nombreuses mesures pour aider les pauvres, comme la mise à disposition de maisons de fortune, d’abris et de rations pour tous. En outre, des professionnels de la santé sont formés pour gérer les cas de Covid-19 et les installations de dépistage sont renforcées par l’association des facultés de médecine privées et publiques, ainsi que de 14 instituts de santé mentale dans tout le pays.

Dans la Province, toutes les Sœurs et nos collaborateurs sont jusqu’à présent protégés contre le COVID-19. Pour beaucoup d’entre nous, vivre à l’intérieur pendant une période aussi longue est une expérience nouvelle. Beaucoup de nos communautés n’ont pas de messe et les liturgies de la Semaine Sainte et de Pâques nous ont manqué. Cependant, nous trouvons de nouvelles façons de partager et de célébrer la foi de manière créative pendant cette pandémie. Chacune a soif de rester connectée à Dieu/notre lien vital.

St-Bernard, R.D.Congo (envoyé par Sœur Angèle Benabiabo)

La pandémie de Covid-19 en République Démocratique du Congo est documentée dans le pays à partir du 10 mars 2020, date à laquelle un premier cas est confirmé sur le territoire.

Le 19 mars, Félix Tshisekedi annonce la fermeture de toutes les écoles et universités du pays.

Le 24 mars, dans la soirée, le Président Félix Tshisekedi décrète l’état d’urgence au cours d’une allocution télévisée, ainsi que l’isolement de la capitale, Kinshasa. La panique s’empare des habitants, et les supermarchés sont pris d’assaut avec des queues de plusieurs centaines de mètres.

Le 27 mars, le gouverneur de Kinshasa décide finalement de reporter le confinement de la capitale à une date non-déterminée, invoquant un problème de flambée des prix des biens de première nécessité, ainsi qu’un risque d’insécurité.

Le 2 avril, il annonce de nouvelles mesures de confinement pour la capitale, qui ne toucherait finalement que la commune de La Gombe, centre administratif et commercial de Kinshasa, pour deux semaines à partir du 6 avril.

Au 12/04/2020, le nombre total de cas confirmés s’élève à 235, depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020. Au total, il y a eu 20 décès.

Cinq provinces sont touchées. Il s’agit de Kinshasa avec 223 cas. Le Nord-Kivu compte 5 cas. 4 cas sont recensés au Sud-Kivu, 2 en Ituri et un cas dans le Kwilu.

Depuis 2018, la R.D. Congo combat la pire épidémie d’Ebola de son histoire, qualifiée d’« urgence sanitaire de portée internationale » par l’OMS. Début mars 2020 cependant (période où la présence du coronavirus commence à être documentée sur le territoire), les nouveaux cas d’Ebola détectés se font de plus en plus rares, et l’annonce officielle de la fin de l’épidémie est envisagée par les autorités pour le 12 avril. La R.D. Congo combat également une importante épidémie de rougeole depuis plus d’un an, l’OMS ayant recensé 335.000 enfants contaminés, dont 6 300 décès, notamment dans le nord du pays.

À suivre...

Confinement

Il s’agit d’un poème touchant sur le coronavirus, écrit par le Frère Richard Hendrick, un Capucin vivant en Irlande.

Alors que nous entrons dans la Semaine Sainte, portées par la prière, unies à nos sœurs et frères du monde entier par l’Esprit, ce poème est une puissante invitation à voir notre vie d’aujourd’hui sous un autre angle !

JPEG - 9.3 ko "Oui, il y a la peur.
Oui, il y a l’isolement.
Oui, il y a l’achat de panique.
Oui, il y a la maladie.
Oui, il y a même la mort.

Mais,
On dit qu’à Wuhan après tant d’années de bruit,
Vous pouvez encore entendre les oiseaux.
On dit qu’après quelque semaine de calme,
Le ciel n’est plus imprégné de smog,
Mais il est bleu, gris et clair.

On dit que dans les rues d’Assisi,
Les gens chantent
dans les places vides,
Laissant les fenêtres ouvertes
pour que ceux qui sont seuls
peuvent entendre les sons des familles autour d’eux.

On dit qu’il y a un hôtel dans l’ouest de l’Irlande,
qui offre des repas gratuits et qui les livre à ceux qui sont confinés chez eux.
Aujourd’hui une jeune femme que je connais
Est occupée à distribuer des flyers avec son numéro
Dans le quartier
De façon que les personnes âgés peuvent avoir quelqu’un à qui s’adresser.

Aujourd’hui les Eglises, les Synagogues, les Mosquées et les Temples
se préparent à accueillir
et à protéger les sans-abri, les malades, les fatigués.
Partout dans le monde, les gens ralentissent et réfléchissent.
Partout dans le monde les gens regardent leurs voisins d’une nouvelle façon.
Partout dans le monde les gens se réveillent à une nouvelle réalité.
A quel point nous sommes grands.
A quel point nous avons peu de contrôle.
A ce qui compte vraiment.
A l’Amour.

Ainsi nous prions et nous nous rappelons que
Oui, il y a la peur.
Mais il ne doit pas y être la haine.
Oui, il y a l’isolement
Mais il ne doit pas y être la solitude.
Oui, il y a les achats de panique,
Mais il ne doit pas y être l’avidité,
Oui, il y a la maladie,
Mais il ne doit pas y être la maladie de l’âme.
Oui, il y a même la mort.
Mais il peut toujours y avoir un renouveau de l’amour.

Sois responsable des choix que tu fais quant à la façon de vivre maintenant.JPEG - 11.3 ko
Aujourd’hui, respire.
Ecoute, derrière les bruits d’usine de ta panique
Les oiseaux chantent à nouveau
Le ciel se dégage,
Le printemps arrive,
Et nous sommes toujours entourés de l’Amour.

Ouvre les fenêtres de ton âme
Et même si tu ne peux pas
rejoins la place vide.
Chante !"

Sr Lucy Jacob
Bruxelles
04.04.2020


Dernière nouvelles des SCJM sur Covid-19 / 29.03.2020

Nous avions tous nos merveilleux projets pour les mois et l’année à venir, mais nous réalisons maintenant que le Seigneur en avait un autre !

Le coronavirus nous oblige à nous arrêter, à penser, à réfléchir, à écouter, à changer... Le silence qui nous enveloppe et les restrictions de mouvements et d’activités extérieures nous obligent à rester à l’intérieur - une invitation à aller au plus profond de nous-mêmes, à nous tourner vers l’intérieur...

La famille des SCJM, ainsi que nos frères et sœurs dans le monde entier, vit aujourd’hui l’impact du confinement, décrété par nos gouvernements et nos autorités civiles, pour contrôler et contenir la pandémie du Covid-19. Néanmoins, selon les rapports qui nous parviennent de nos Provinces et Régions, les cas de Covid-19 sont en augmentation et chacun doit faire face à cette pandémie :

  • Le confinement se poursuit ici en Belgique et nous faisons tout notre possible pour nous protéger et protéger les autres de la maladie. Les sorties restent limitées à l’achat des produits essentiels : nourriture, médicaments....
    • Sur les deux cas confirmés chez nos Sœurs âgées rapportés précédemment, l’un s’améliore, tandis que la situation est fluctuante pour le second. Maintenant, nous avons un troisième cas confirmé d’une Sœur qui est également hospitalisée.
    • Parmi les personnes qui soutiennent nos Sœurs dans le domaine de la santé, il y a un nombre croissant de cas confirmés et suspects. C’est une situation alarmante pour des raisons évidentes.
    • Comme vous le savez, au cours de la dernière semaine, deux Sœurs âgées ici en Europe et une Sœur relativement jeune au Congo nous ont quittées pour leur demeure éternelle. Je tiens à ajouter ici que ces décès n’ont aucun rapport avec le Covid-19.
    • À ce jour, la Belgique fait état d’un total de 10 836 cas de Covid-19 et de 431 décès.
  • Nos sœurs étudiantes en Italie et en France signalent que, bien que la situation environnante soit inquiétante, leurs études se poursuivent en ligne et elles sont aussi bien que possible dans cette situation particulière.
  • L’Afrique semble relativement épargnée du virus mais, apparemment, ce n’est qu’une question de temps. Selon les informations reçues de nos Sœurs, le nombre de cas est en augmentation. Les restrictions imposées par les gouvernements ne semblent pas avoir l’effet escompté, car les gens continuent de se déplacer, en particulier sur les marchés, qui sont le lieu de vie de la majorité des gens dans chaque pays. Au Rwanda, un ordre de tirer à vue sur toute personne désobéissant aux ordres du gouvernement permet de maintenir les gens à l’intérieur par la peur. Même dans ce cas, des rapports font état d’aberrations.
  • Nos Sœurs des pays asiatiques sont témoins d’un nombre croissant de cas dans leurs pays respectifs et des mesures plus strictes sont introduites pour enrayer la propagation.
    • Les deux Sœurs étudiantes du Sri Lanka à l’EAPI à Manille sont bloquées. Manille étant coupée du reste du pays et du monde, elles n’ont aucun moyen de sortir de là, ni d’être aidées par qui que ce soit. Heureusement, l’Institut leur permet d’y rester et elles vont bien.
    • Au Sri Lanka, le couvre-feu est en vigueur et toute personne qui enfreint les ordres peut être arrêtée.
    • En Inde, un confinement national semble créer une sorte d’exode des travailleurs migrants dans les villes qui se précipitent à pied vers leurs villages. Les travailleurs qui vivent avec leur salaire quotidien dans les villes et les villages, ainsi que les sans-abri, sont les plus touchés par ce confinement dans le pays. Compte tenu de la densité de la population, les autorités sont submergées par l’ampleur du problème. Pire encore, le pays est loin d’être préparé à faire face à une maladie pandémique telle que le Covid-19.

Dans cette situation d’"obscurité", l’esprit de solidarité est de plus en plus fort au sein de la Congrégation. Je me sens touchée par les appels et les messages provenant de diverses parties de la Congrégation et demandant des renseignements sur nos Sœurs dans d’autres Provinces, Régions et pays. En outre, il y a partout un effort concerté pour intensifier notre appel au Seigneur sous diverses formes de prière, personnelle et communautaire, qui seul peut changer le cours des événements déclenchés par le virus. Restons unies dans le Seigneur en ces temps difficiles !

Profitons également de cette occasion pour mettre à profit les possibilités qu’elle nous offre :

  • Se concentrer sur l’essentiel de la vie
  • Utiliser les moyens dont nous disposons (par exemple, le téléphone intelligent) pour envoyer/transmettre uniquement des messages qui peuvent être proactifs et constructifs en signe de notre solidarité et de notre soutien
  • Reconnaître, valoriser et apprécier les personnes en première ligne de cette pandémie et prier pour elles :
    • Les membres du personnel soignant qui risquent leur vie pour protéger et sauver celle des autres
    • Les dirigeants de nos gouvernements dont la vigilance et la sagesse peuvent orienter le cours des événements
    • Nos professionnels de la santé, chercheurs et scientifiques dont le travail acharné et la perspicacité peuvent créer un traitement pour arrêter le virus
    • Nos leaders spirituels dont l’intuition et le discernement peuvent nous fortifier pendant cette période d’insécurité et d’incertitude
    • Nos leaders civiques pour l’inspiration, le courage et la force de répondre aux besoins de leurs communautés
    • Les employés des magasins qui sont encore ouverts pour nous, les fournisseurs de transport, les forces de l’ordre, les bénévoles...

Que Dieu aide chacune de nous, SCJM, à faire preuve de courage, d’espoir, de générosité et de gentillesse envers tous ceux qui nous entourent !

Sœur Lucy Jacob
Bruxelles
29.03.2020


Dernières nouvelles des SCJM sur Covid-19 / Belgique / 22.03.2020

Le coronavirus touche un nombre croissant de personnes ici en Belgique. À ce jour, on compte 3401 cas confirmés et 75 décès dans le pays.

Chez les SCJM, nous nous sommes toutes mises en quarantaine et toutes les activités de groupes sont interdites, y compris les célébrations liturgiques. Toute sortie est limitée aux besoins essentiels. Les magasins alimentaires n’admettent qu’une seule personne à la fois et les achats sont contrôlés pour éviter les achats dictés par la panique.

Malgré toutes les précautions possibles, deux de nos Sœurs âgées sont infectées par le nouveau coronavirus. L’une d’entre elles est hospitalisée et la seconde, qui reste dans son Home, est en train de se rétablir. Il y a également un cas suspect en cours de traitement.

Parmi le personnel soignant des maisons de repos de nos Sœurs âgées, nous avons trois cas confirmés et deux cas suspects.

Seuls l’espoir et la prière de chacune d’entre nous nous permettront de voir des jours meilleurs au plus tôt !

Par ailleurs, Sr Sushila et Sr Noreen, deux des membres de la future communauté internationale, actuellement dans la communauté de Melle pour l’étude de la langue, semblent bien intégrées et heureuses, comme chez elles. La communauté aussi est heureuse de leur présence. En ces temps critiques, où chacune est tenue de rester dans sa chambre, où il y a des cas confirmés et suspects chez les Sœurs, elles ont choisi de rester avec les Sœurs pour les aider de toutes les manières possibles, même si la langue est une barrière. C’est l’esprit des SCJM et c’est vraiment remarquable !

En général, le calme et la tranquillité règnent partout : les routes sont dégagées et les marchés sont vides ; aucun bruit d’avion ou de véhicule en excès de vitesse ; l’agitation de la ville a disparu... Mais le ciel est bleu et clair, l’hiver cède la place au printemps, et la nature commence à donner son spectacle annuel !

Et la vie continue sous le regard amoureux du Tout-Puissant ! Nous restons unies dans la prière avec et pour nos frères et sœurs du monde entier, dans la souffrance et la douleur !

Sœur Lucy Jacob
Bruxelles
22.03.2020


La situation du Covid-19 dans les zones où les SCJM sont présentes

L’OMS ayant déclaré le Covid-19 comme une maladie pandémique, une question qui vient à l’esprit de chacune d’entre vous, je présume, serait « Comment vont nos Sœurs en ces temps critiques ? » Ma réponse immédiate est : jusqu’à présent, tout va bien ! Aucun cas de Covid-19 parmi les SCJM n’a été signalé, où que ce soit dans la Congrégation.

Cependant, alors que des rapports sur un nombre croissant de cas confirmés et de mortalité nous parviennent du monde entier, nous avons des raisons de nous inquiéter, non seulement pour nous mais aussi pour nos sœurs et frères partout dans le monde. Si l’on inclut l’Italie et la France, où nous avons des Sœurs étudiantes, nous sommes réparties dans dix-sept pays et la situation semble grave dans certains de ces pays.

L’Italie, où nous avons deux étudiantes (Sr Nathalie Mayang Ntambw de la Province St-Bernard en R.D. Congo, et Sr Lilly Pallipurath de la Province de Ranchi, Inde), est déclarée "zone rouge" - ce qui signifie que les gens doivent rester chez eux sauf pour le travail et autres urgences. Nos deux Sœurs signalent qu’elles sont bien chez elles et que leurs études se poursuivent en ligne.

Sœur Béatrice Tshilemba de la Province Saint-Vincent en R.D. Congo, est en France où tous les rassemblements sont interdits et les écoles fermées, entre autres mesures prises pour éviter la propagation de la maladie. Cependant, elle dit que ses cours se poursuivent dans les délais prévus.

Les personnes âgées étant les plus vulnérables, en Angleterre et en Irlande, outre d’autres restrictions, il est conseillé à tous de ne pas se rendre dans les maisons des Sœurs âgées. Dans ces deux pays, de nombreuses restrictions sont en vigueur.

Ici, en Belgique, le Conseil national de sécurité a déclaré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. En conséquence, tous les événements récréatifs et sportifs sont annulés ou reportés. Les lieux publics comme les restaurants, les bars et les cafés sont fermés ; les écoles restent fermées... La Conférence des évêques a décidé de suspendre toutes les célébrations, les rassemblements et les réunions liturgiques.

Par conséquent, nous sommes pratiquement tous "mis en quarantaine". Tant pour le Généralat que pour les Provinces de Belgique, les célébrations, réunions et autres rassemblements similaires sont annulés ou reportés ; ceux prévus pour les semaines/mois à venir doivent être reconsidérés. Les voyages de mission du Gouvernement Général à l’étranger doivent être reprogrammés...

Tous les pays asiatiques où les SCJM sont présentes signalent des cas d’infection. Le Vietnam renforce les mesures visant à empêcher le virus d’entrer dans le pays et de se propager à l’intérieur de celui-ci. Nos Sœurs sont mises en quarantaine au sein de leurs communautés respectives, comme indiqué précédemment. Les événements prévus dans la Région pourraient devoir être reportés.

Pour l’instant, la situation ne semble pas grave aux Philippines, bien que le nombre de cas infectés soit en augmentation. Il est conseillé aux gens de rester chez eux. Notre communauté du Noviciat inter asiatique, tout juste sortie de la crise volcanique, devra-t-elle se préparer à une autre crise ?

L’Inde signale un nombre croissant de cas infectés / suspectés. Le gouvernement de l’Union a déclaré le Covid-19 comme "catastrophe notifiée". Nos Sœurs sont en alerte et adoptent des mesures de précaution pour éviter la catastrophe.

Le Pakistan a confirmé des cas de pandémie et, selon l’OMS, il est confronté à un grand défi pour la contenir. Les frontières sont fermées et les événements publics sont annulés. Il est évident que c’est une grave préoccupation pour nos Sœurs.

Alors que de nouveaux cas positifs au Covid-19 sont signalés au Sri Lanka, la Province reste en alerte pour faire face à toute éventualité. Le gouvernement a imposé une interdiction des rassemblements publics et des restrictions sur les déplacements ; les établissements scolaires sont fermés.

La R.D. Congo, qui est déjà confrontée à une épidémie d’Ebola depuis plus d’un an, se prépare à faire face à la pandémie du Covid-19. Le risque est grand et le gouvernement a déjà pris certaines mesures pour en empêcher l’entrée et la propagation. Nos Sœurs des deux Provinces sont vraiment concernées.

Le nombre de cas infectés est en augmentation en Afrique du Sud, une situation qui invite nos Sœurs à la prudence.

Selon les informations disponibles, alors que le Rwanda signale un cas confirmé aujourd’hui, le Burundi, le Mali et l’Afrique centrale n’ont pas signalé de cas. Puissent nos Sœurs profiter de ce relatif sentiment de soulagement et de sécurité !

En résumé, à la date d’aujourd’hui, 15.03.2020, nous avons l’image suivante !

PaysTotal des cas Total des décès
Monde
151 363
5 758
Belgique
689
4
Pays-Bas
959
12
Irlande
129
2
Royaume-Uni
1 140
21
India
90
2
Pakistan
30
0
Philippines
111
6
Sri Lanka
11
0
Vietnam
53
0
Afrique du Sud
24
0
Congo
2
0
Rwanda
1
0
Burundi
0
0
Mali
0
0
Afrique centrale
0
0
Italie
17 750
1 441
France
4 499
91

Mise à jour du rapport du CEPCM / 15.03.2020
(Centre européen de prévention et de contrôle des maladies)

Il s’agit sans aucun doute d’une situation qui appelle à un effort concerté pour maîtriser cette pandémie. Selon les mots du directeur général de l’OMS : "Il ne s’agit pas seulement d’une crise de santé publique, mais d’une crise qui touchera tous les secteurs - chaque secteur et chaque individu doit donc être impliqué dans la lutte ... nous sommes dans cette situation ensemble et c’est en restant ensemble que ce virus peut être supprimé et contrôlé", affirme-t-il.

Faisons tout ce qui est en notre pouvoir, pendant cette période de carême, pour améliorer la situation liée à cette maladie pandémique. Prions en particulier, personnellement et en communauté ; prions pour les malades, pour les personnes qui s’occupent des malades et pour tous ceux qui travaillent au contrôle de la situation et à la recherche d’un remède. Que l’Esprit de sagesse éclaire et guide tous ceux qui doivent prendre des décisions en réponse à cette épidémie !

Sr Lucy Jacob Palliam Pallithura
Bruxelles
15.03.2020


Echo du Généralat - 11/03/2020

- Le 27 février, la Communauté du Généralat a accueilli les membres de la commission chargée de trouver les moyens de favoriser l’unité et la communion entre les Provinces et Région européennes. Cette Commission de l’Unité est composée de deux membres de chacune des trois entittés. Coordonnée par Sœur Roshni Barla, cette réunion était la quatrième depuis sa création en novembre 2018.

- Une représentation scénique de la Passion de Jésus a été organisée par un groupe de bénévoles, du personnel soignant et de patients du Beau Vallon, à Saint-Servais, le 1er mars. Certains membres de la Communauté du Généralat sont allés voir cette pièce. Ce fut une représentation très créative et pleine de sens. Elle a eu lieu dans la salle des fêtes de l’hôpital, pleine à craquer.

JPEG - 97.3 ko
- En attendant d’Afrique l’arrivée des deux autres membres de la communauté internationale, Sœurs Sushila et Noreen sont maintenant occupées à apprendre le Néerlandais. La communauté de Melle les a accueillies avec joie et Sœur Martine Krichel consacre un temps précieux à les initier à une nouvelle langue. Insérées dans une communauté néerlandophone, elles ont la chance de pouvoir assimiler la langue plus facilement. Le professeur et les élèves semblent très sérieux et studieux, tandis que les Sœurs de la communauté les accompagnent avec affection et gentillesse.

- Le 7 mars, la Communauté du Généralat a eu la joie d’accueillir quelques Ursulines de Tildonk : Sr Bimla Minj, la Supérieure générale, et sa communauté. Elles ont passé quelques heures avec nous et leur présence a été source de beaucoup de vie et de joie. Un repas pris ensemble et une promenade dans le jardin ont amplifié la convivialité de la visite.


Echo du Généralat - 24/02/2020

- Nouvelles du Vietnam : Sr Suman Anima, Supérieure Régionale de la Région du Vietnam a donné quelques informations sur la situation du pays. La population vit dans la peur du coronavirus. Les écoles sont fermées, les églises sont presque vides lors des célébrations eucharistiques. Nos Sœurs ne se rendent pas sur leur lieu de travail, elles restent à la maison pour lire, faire du jardinage, de la couture…
Nous confions au Seigneur ce grand fléau causé par le nouveau coronavirus et toutes les personnes qui en sont victimes.

- La Communauté du Généralat a eu la joie d’accueillir la maman de Sr Kim-Chi Duong le 15/02/2020. Elle est venue de France rendre visite à sa fille et passer quelque temps avec la Communauté. Pendant son séjour, elle a visité la Grand-Place de Bruxelles. La Communauté a passé un bon weekend avec elle avant son retour, le lundi 17/02/2020. Nous lui disons merci pour son bref séjour parmi nous, en mère aimable, gentille et attentive. Nous lui souhaitons un bon retour en France.

Soeurs Sushila et Noreen

- Déléguée par la Supérieure Générale, Sr Deepthika Silva, Assistante générale, est partie aux Philippines le 20/02/2020 pour rendre visite aux novices du Noviciat Interprovincial Asiatique. Elle reviendra le 26/02/2020. Nous lui souhaitons un bon apostolat auprès de la jeunesse qui est l’avenir de notre chère Congrégation.

- Arrivée de deux membres de la Communauté Internationale au Généralat :
Sr Noreen Fazal, du Pakistan, est arrivée la première, le 21/02/2020, suivie de Sr Sushila Toppo, de Ranchi, le 23/02/2020. Elles ont été accueillies chaleureusement dans la communauté du Généralat qui se réjouit de passer quelque temps avec elles en attendant l’arrivée des autres membres de la future communauté. Nous rendons grâce au Seigneur pour la concrétisation du rêve de l’existence d’une Communauté Internationale en Belgique. Nous leur souhaitons la bienvenue et beaucoup de succès pour leur mission.


Echo - 10 février 2020

- La communauté du Généralat a dit au revoir à Sœur Shama Nasreen Chan le 1er février. Les Sœurs ont préparé un office de prière riche de sens et offert une messe à ses intentions pour lui exprimer leur gratitude pour son service désintéressé. Elle est retournée au Pakistan le 6 février. Nous lui adressons nos meilleurs vœux et prions pour son futur apostolat dans la Province du Pakistan.

Sr Shama allumant une bougie en action de grâce

- Le 5 février, l’Abbé Michel Christiaens, curé de la paroisse de Saint-Gilles, a organisé une rencontre pour tous les religieux et religieuses de la paroisse, notamment :

  • les Servantes de Notre-Dame de Fatima,
  • les Sœurs carmélites,
  • les Missionnaires de la Charité,
  • les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie,
  • les Filles de Marie,
  • les Sœurs Missionnaires Scalabriniennes,
  • les Sœurs consacrées de la Communauté du Verbe de Vie,
  • la Communauté de la Très Sainte Providence (prêtres et sœurs),
  • l’Institut séculier de Saint-Jean-Baptiste,
  • les Spiritains,
  • les missionnaires xavériens de Yarumal,
  • les missionnaires Scheutistes (Congrégation du Cœur Immaculé de Marie),
  • et une vierge consacrée.

Environ 45 personnes étaient présentes pour l’occasion. Il y avait des religieux, des prêtres et des laïcs qui aident dans la paroisse ou dans la mission. L’Eucharistie était suivie d’un repas festif. Ce fut un rassemblement très interculturel car nous venons de différents pays. Tous les participants étaient heureux de se rencontrer et de se connaître.

Célébration de la Journée mondiale de la vie consacrée à la paroisse de St- Gilles

- Sœur Lilly Pallipurathu de la province de Ranchi est à Rome. Elle suit un programme pour les formateurs organisé par l’UISG. Les cours ont commencé le 3 février et se termineront en juin 2020. Nous lui souhaitons un séjour très fructueux à Rome.

- A Kimpese, la novice congolaise Sophie-Vianney Kaj a fait sa première profession le 2 février 2020. Toutes nos félicitations, chère Sr Sophie, et nos meilleurs vœux pour les années à venir dans la vie religieuse !

Sr Sophie-Vianney Kaj

Retour au noviciat inter asiatique

Le mercredi 22/01/2020, Sœurs Fatima Peiris, Sushma Tirkey et les novices sont revenues au Noviciat Inter asiatique après une semaine à Manille et ont trouvé leur maison et leur jardin recouverts de cendres volcaniques, suite à l’éruption du volcan Taal.

Immédiatement, elles ont commencé à nettoyer la maison et ont appelé des ouvriers pour enlever les cendres du toit. Bien que quatre hommes aient travaillé toute la journée, ils n’ont pas jeté les cendres récoltées sur un côté du toit. Dimanche soir, il y a eu une forte pluie. Les gouttières étaient bouchées à cause des cendres, ce qui a fait tomber la boue et l’eau du toit à l’intérieur de la maison. La buanderie, les toilettes et les chambres des novices étaient salies par la boue. Le toit de la buanderie s’est un peu effondré.

Il y a beaucoup de dégâts qui doivent être réparés immédiatement. Sr Fatima essaie de contacter l’entrepreneur qui a construit la maison pour faire réparer et peindre le toit et la maison.

Merci de continuer à soutenir nos Sœurs et nos novices par vos prières.


Nouvelles du Noviciat Inter-Asiatique

Le volcan Taal, un volcan des Philippines, a commencé à cracher de la lave, déclenchant des tremblements de terre et émettant d’énormes panaches de cendres qui se sont répandus sur l’île de Luçon et au-delà.

Les cendres ont commencé à tomber dimanche, avec 8 000 personnes évacuées de la zone proche du volcan Taal qui est situé sur une île au sud de la capitale Manille.
Les scientifiques pensent qu’une plus grande éruption pourrait se produire bientôt.
L’Institut de volcanologie des Philippines a averti que 450.000 personnes qui vivent à proximité sont en danger si le volcan entre en éruption comme prévu.

Notre Noviciat Inter-Asiatique est à environ 15 km du volcan Taal. Nos Sœurs et novices ont évacué ce mercredi 15/01/2020 après-midi vers Manille. Elles resteront là dans une communauté de la Congrégation de l’Immaculée-Conception jusqu’à ce que la situation s’améliore.

Nous vous demandons de prier pour nos Sœurs et les personnes touchées par l’éruption de ce volcan.

Jardin du Noviciat Inter-Asiatique couvert des cendres du volcan :

PNG - 187.6 ko


Profession perpétuelle en 2019

Province de Ranchi

Nos félicitations et meilleurs vœux à nos chères Sœurs Prabha Horo, Sarojini Minj, Roshni Kerketta, Asunta Kujur, Shila Indwar et Martina Soren de la Province de Ranchi, et Rubita Narzary, Alice Chauhan et Susari Herenj de la Province de Delhi, qui ont prononcé leurs vœux perpétuels le 14 décembre 2019 à l’université de Nirmala, en présence de Sr Mary Joseph, Provinciale de Ranchi, et de Sr Teresa Attupuram, Provinciale de Delhi ! Ce fut un jour de grande joie pour nous toutes, car nous avons vu nos Sœurs s’engager envers Dieu pour la vie dans notre Congrégation.

JPEG - 8.9 MoLa messe a commencé à 9h30 par une belle chorégraphie d’entrée exécutée par des jeunes filles de l’internat, suivies des neuf Sœurs marchant en procession, lentement et solennellement, en tenant chacune en main une lampe qu’elles ont déposée sur l’autel. L’allocution de bienvenue a été prononcée par Sr Albina Mundu, la Maîtresse des Junioristes. L’Eucharistie a été célébrée par Son Excellence Felix Toppo, SJ, Archevêque de Ranchi, avec de nombreux autres prêtres. Son homélie a été très parlante et nous a fait réfléchir, car il parlait de la vocation religieuse et de l’engagement total envers Dieu. Il a souligné l’importance de faire de Jésus le centre de notre vie et a invité chaque Sœur à le faire.

Les chants mélodieux préparés pour l’événement et interprétés par Sr Sushma Ekka et d’autres Sœurs ainsi que par les jeunes filles de l’internat, ont rendu la célébration eucharistique encore plus significative. Beaucoup de membres des familles et parents des jeunes professes, beaucoup de nos Sœurs, d’autres religieux et religieuses et nos étudiantes de l’internat étaient présents pour célébrer ce grand événement. Sœurs Teresa Thuan, Maria Loan et Maria Hanh, les trois Sœurs du Vietnam qui ont participé avec elles au programme de préparation aux vœux perpétuels à Ranchi, sont restées pour partager leur joie. Après la Sainte Communion, Sr Roshni Kerketta – l’une des Sœurs professes perpétuelles - a exprimé un mot de remerciement.

JPEG - 5.2 Mo

Tous ont apprécié l’hospitalité de Sr Lidwin et de la Communauté ainsi que le repas préparé avec amour. En effet, c’est avec générosité qu’elles ont assumé l’organisation de ce grand événement, entre la célébration du Jubilé d’or et l’Assemblée Provinciale. Toutes les Sœurs ont vraiment travaillé dur pour faire de ce jour un jour magnifique et mémorable. La Communauté mérite notre admiration pour son esprit d’équipe et son travail ardu.

Toutes les nouvelles Sœurs professes, remplies de l’Esprit de Dieu, s’en vont vers leur nouvelle mission. Nous remercions Dieu pour le don de ces neuf Sœurs à l’Eglise et à notre Congrégation. Nous souhaitons et prions pour qu’elles vivent pleinement leur vie et restent fidèles au Seigneur dans notre Congrégation.

 

MAI – JUILLET 2019 : DE JOIE EN JOIE A NDERA DANS LA VICE-PROVINCE DU RWANDA

28 Mai - L’arrivée longuement attendue de Sr Erna

JPEG - 2.5 Mo Dans l’après-midi du 28 mai 2019, nous avons accueilli à l’aéroport de Kigali notre Sr Erna De Wulf, attendue depuis plusieurs mois, qui vient nous aider dans notre ‘Complexe Scolaire Mère Placide’ en développement. Cette école a été fondée en janvier 2017 par Sr Mary-Paul Vadassery, directrice, en collaboration avec Sr Charitine Impuhwe, préfet de discipline et Sr Thérèse Mukandoli qui les a rejointes dès le 2è trimestre comme secrétaire-comptable. Comme Sr Mary-Paul a été nommée Vice-provinciale, il n’était plus possible pour elle de continuer la fonction de directrice d’école. Elle a donc fait appel à Sr Erna pour venir la remplacer dans cette fonction. Sr Erna a d’abord passé 2 semaines au Vice-provincialat à Nyamata pour avoir plus de précisions sur sa nouvelle mission et faire les démarches pour obtenir le visa et la carte d’identité au Rwanda. Entretemps, elle a aussi fait un aller-retour à Butare où elle a rencontré la couturière qui lui a confectionné les habits que les Sœurs portent au Rwanda.

JPEG - 2.1 MoLe soir du dimanche 16 juin, elle est arrivée en uniforme à Ndera où sa communauté l’a accueillie avec grande joie. Dans chaque communauté, c’était d’heureuses retrouvailles avec les Sœurs qui la connaissaient depuis longtemps et de joyeuses rencontres avec les plus jeunes Sœurs et aspirantes.

Le vendredi 21 juillet, Sr Erna a reçu un accueil chaleureux à l’école par les enseignants et les élèves en uniforme de sport. Sr Mary-Paul a présenté Sr Erna comme nouvelle directrice de l’école, avec Sr Marie-Claire Uwamahoro comme nouveau préfet d’études et de discipline. Cet accueil s’est encore prolongé le lundi 24 juillet, cette fois-ci avec les élèves dans leur uniforme quotidien.

23 Juin – L’envoi de 5 aspirantes à Butare pour le début du postulat

JPEG - 86.3 koLes aspirantes et les Sœurs étaient très heureuses de cet événement porteur d’espoir pour la Vice-province.

27 juin – L’accueil de nos jeunes Sœurs revenues du Mali

JPEG - 188.6 koTrois postulantes formées au Rwanda viennent de terminer leur noviciat au Mali où elles ont fêté leur première profession le 23 juin. Dans leurs habits de fête, pleines de joie et de confiance dans l’avenir, elles nous sont revenues le 27 juin. Sr Enatha est directement allée voir ses parents, tous deux très malades du cancer. Sr Béatrice et Sr Pascaline sont restées à Nyamata, au Vice-provincialat, attendant une autre grande joie qui se préparait : les vœux perpétuels de deux Sœurs et un jubilée d’argent.

28 juin – La grande fête du Sacré-Cœur

JPEG - 3 MoToute la communauté s’est organisée pour adorer le Saint-Sacrement à partir du 7h00 jusqu’à 18h00 et clôturer ensemble cette adoration de 18h00 à 19h00. Après cela, un repas festif et une récréation pleine de joie ont couronné la plus grande fête de notre Congrégation. Que Dieu soit loué !

5 juillet – La plus grande joie à Ndera ! Les vœux perpétuels de nos Sœurs de Ndera, Srs. Marie-Claire Uwamahoro et Gaudiose Icyimpaye et le jubilé de 25 ans de vie religieuse de Sr Marie Mukayambire de Bujumbura

JPEG - 885.4 koToute la communauté de Ndera était mobilisée pour préparer cette grande fête. Deux jours avant la fête, les Sœurs des communautés plus éloignées commençaient à arriver. Parmi elles se trouvait Sr Marie Mukayambire, la jubilaire qui est dans la communauté de Bujumbura – Burundi. Les Sœurs de Nyamata et de Butare sont arrivées le matin même de la fête. C’était la joie des retrouvailles !

Le jour même nous avons eu une très belle liturgie du matin et à 10h30 l’eucharistie de fête présidée par notre Evêque, et concélébrée par 27 prêtres. Plusieurs membres des familles, religieuses et religieux et un grand nombre de paroissiens sont venus célébrer avec nous ce double événement. Après une eucharistie de presque 4 heures, les invités se sont dirigés vers notre école ‘Complexe Scolaire Mère Placide’ où tout était préparé pour le repas de fête. Les nouvelles postulantes ont exécuté une danse traditionnelle appréciée par tous. Pendant le repas, des félicitations ont été adressées à la jubilaire et aux 2 Sœurs professes perpétuelles. L’évêque nous a tous bénis avant de partir. Vers 17h, nous nous sommes séparés dans l’action de grâce et la joie.

JPEG - 876.6 ko

6 juillet – Première communion à l’école

JPEG - 5.2 MoEt oui, après la fête des adultes, le 6 juillet, c’était la fête des enfants. Neuf élèves ont été bien préparés par nos Sœurs Thérèse et Charitine et étaient prêts à recevoir leur première communion. Ils étaient déjà là très tôt avec leurs familles. A 10h00, l’eucharistie a été célébrée par le curé de la paroisse dans la cour de l’école. Depuis quelques mois, un bon nombre d’élèves de 4e et de 5e années ont bien répété les chants avec Sr Charitine pour chanter cette messe festive. Et pour une famille la joie était double car pendant cette cérémonie le petit frère d’un de ces enfants était baptisé. Gloire à Dieu ! Après une petite collation offerte à tous, chacun et chacune a continué la fête en famille.

20 juillet – L’installation de la nouvelle supérieure de Ndera

Après le départ de la supérieure de Ndera, Sr Mary-Paul, nommée Vice-provinciale, une longue période d’attente a été couronnée par l’annonce du nom de la nouvelle supérieure : Sr Thérèse Mukandoli. Encore une grande joie !

JPEG - 1.1 MoLe samedi 20 juillet, Sr Mary-Paul est venue dans la communauté. Au cours d’une belle liturgie du soir préparée par notre Sr Colette, Sr Thérèse Mukandoli a été installée comme supérieure locale pour une période de 3 ans. La joie s’est prolongée pendant le repas festif et la récréation. Juste avant le repas, Sr Mary-Paul a encore augmentée la joie des Sœurs en annonçant les noms des 2 conseillères de Sr Thérèse : Sr Erna De Wulf et Sr Colette Uwamahoro.

Voilà comment nous avons vécu ici au Rwanda de joie en joie ces derniers mois. Que le Seigneur en soit loué !

Sr. Erna De Wulf

CELEBRATIONS A KIMPESE ET A LUBUMBASHI

PREMIERE PROFESSION DE 9 NOVICES A KIMPESE

Après leur année canonique, les novices de 2ème année étaient affectées dans nos différentes communautés pendant trois mois de stage. Elles ont ainsi fait l’expérience du charisme de la Congrégation à travers nos œuvres caritatives et autres apostolats.

Comme prévu, le 6 décembre 2018, ces novices ont regagné la maison de formation pour terminer les cours qui restaient au programme.

Au mois de juin, elles ont pris part à la retraite du charisme, animée par Sr Adolphine Lukadi, la maîtresse des novices, pendant 10 jours.

JPEG - 234.8 ko

De gauche à droite :
Au premier plan : Sr Rosette Milolo, Sr Christine Lukadi, Sr Emérence Bikuba, Sr Adolphine Lukadi (maîtresse des novices), Sr Bertine Nyamabu, Sr Marie Claire Tshituka, Sr Blandine Malungisa
Au second plan : Sr Marie Tshituka, Sr Rosalie Dibele, Sr Huguette Lakuwa

Déjà le 19 juin, Sœur Angèle Benabiabo, Supérieure Provinciale, s’est rendue au Noviciat pour rencontrer chaque novice de la 2ème année. Le 23 juin, beaucoup de Sœurs se sont mises en route pour Kimpese.

Ce 24/06/2019, 13 junioristes ont renouvelé leurs vœux de religion pendant les laudes, après le cantique évangélique, devant la Supérieure Provinciale, Sœur Angèle Benabiabo.

La messe du jour a commencé à 9h30, présidée par l’abbé Giraud Mpindi Mwanza, Vicaire Général du diocèse de Matadi, entouré de plus d’une vingtaine de prêtres. Elle était animée par une chorale paroissiale des jeunes, encadrés par 2 junioristes des SCJM.

La cérémonie de vêture des 6 postulantes a eu lieu pour marquer leur entrée au noviciat. Après l’acclamation de l’évangile, la cérémonie de la 1ère profession commença avec l’appel de 9 novices de 2ème année. Au rythme d’un chant, celles-ci avancaient et occupaient les places qui leur étaient préparées. Elles ont prononcé les vœux après l’homélie. Après la célébration eucharistique, un repas festif a été servi aux invités, et tout s’est clôturé dans l’ambiance joviale.

Dans la soirée, après l’adoration et les vêpres, le souper était servi sur la place « Père Joseph Triest » pour les SCJM, les familles des nouvelles novices, des nouvelles professes et des junioristes qui ont renouvelé leurs voeux, et les invités qui devaient voyager le lendemain.

CELEBRATION DU JUBILE D’ARGENT, VŒUX PERPETUELS ET TEMPORAIRES A LUBUMBASHI

Arrivée des novices

Voici, en quelques lignes, ce que fut notre voyage :
Nous avons quitté Kimpese le 17 juin 2019 à 5h00’ et nous sommes arrivées à Kinshasa à 10h00’. Toutes les Sœurs de la communauté N.D. de Grâce/Gombe nous ont accueillies chaleureusement. Nous avons partagé un verre et vers 15h00’, nous nous sommes dirigées à l’agence pour faire peser nos bagages. Nous avons regagné la communauté vers 18h00’, où nous avons continué la fête en présence de Sr Angèle BENABIABO, Supérieure Provinciale.

Le lendemain matin, les Sœurs ont prié l’office spécialement à notre intention. Nous sommes allées rendre visite aux Frères de la Charité puis chez la Mère Provinciale qui nous a félicitées, encouragées et nous a prodigué des conseils.
Vers 10h00’, nous sommes parties à l’aéroport international de Ndjili pour attendre l’avion qui devait décoller à 15h00’ pour Lubumbashi.

Nous sommes arrivées à l’aéroport de la Luano à 19h10’ où nous avons trouvé nos Sœurs Victorine NTENGU et Gisèle KANAILA qui nous attendaient, joyeuses de nous revoir après beaucoup d’années de séparation.
De l’aéroport, elles nous ont conduites à la Maison Provinciale. Là, nous avons également été accueillies avec joie. Nous nous sommes dirigées à la Chapelle parmi les chants et les pas de danses. La Mère Provinciale, Sr Marie-Céline BULUNGU, a entonné la prière d’action de grâce au Seigneur.

Après la prière, nous avons été invitées au living pour prendre un verre. Après cela, nous avons été amenées à la communauté Notre Dame d’Espérance où nous avons été encore une fois accueillies chaleureusement par nos grandes Sœurs. Nous y sommes arrivées à 21h30’. Enfin, le dernier accueil fut celui du Juniorat/Cana où nous devions loger. Là, Sœurs Béatrice, Gaudiose et Marie-Claire nous ont accueillies très chaleureusement.

Notre séjour a duré une semaine et quatre jours. Nous avons travaillé et prié en attendant le jour prévu pour la profession.
Deux jours avant, nous sommes entrées en recueillement, fortifiées par l’Eucharistie et le sacrement de la réconciliation.

Célébration du jubilé et professions

Le 29 juin 2019, le jour même de la profession, nous avons animé nous-mêmes les laudes. Après le petit-déjeuner, nous nous sommes préparées pour la Célébration Eucharistique, à la Paroisse Notre Dame de la Paix, cité Gécamines.
La messe a commencé un peu après 10h00, avec la présence des fidèles et des membres de la famille des élues du jour.

La chorale AMANI entonna le chant d’entrée, toute l’assemblée chantait joyeusement pendant que le Vicaire Général, Monseigneur Gédéon KAFUKU, célébrant du jour, accompagné des douze autres prêtres, des acolytes, des élues du jour, des SCJM, s’avançaient en procession vers l’autel du Seigneur.
Guidées par la Sœur commentatrice, l’assemblée suivait attentivement les commentaires.

Puis le moment est venu où la Mère Provinciale devait appeler chaque future professe par son nom et celle-ci répond : « me voici ».
Les futures professes s’avançaient vers l’autel du Seigneur en chantant et là, devant l’autel, chacune a déclaré qu’elle resterait éternellement attachée à Dieu et à son Fils Jésus-Christ.

JPEG - 311.8 ko
Les nouvelles professes
De gauche à droite : Sr Cornelie KALUNGA, Sr Solange-Clarisse MUEJA, Sr Nelly KASHIKA, Sr Suzanne KAD et Sr Marie-Jeanne APENDEKI

Dans son homélie, le Vicaire Général a insisté sur les conseils évangéliques et surtout sur le vœu d’obéissance.
Après la cérémonie des vœux temporaires, commençait celle des vœux perpétuels. Après un petit entretien avec le Vicaire Général, les deux futures professes perpétuelles furent envoyées auprès de leurs parents pour demander la bénédiction. Ceci fait, les deux Sœurs ont regagné l’autel où le Vicaire Général et la Mère Provinciale les attendaient pour la suite de la cérémonie.

Les nouvelles professes perpétuelles et temporaires ont ensuite été accueillies par la famille Triest par un geste de salutation fraternelle.
Après la cérémonie, la messe reprit le rythme habituel. Après l’action de grâce et le mot de remerciement par une Sœur de la Province, la messe a pris fin à 14h00’.
La fête était organisée dans la salle P.J. Triest du Lycée Tshondo.


Vêture et première profession - Mali

Cette année, au mois de juin, deux événements ont eu lieu au noviciat interafricain :
cinq jeunes, dont deux venues du Rwanda et trois de la République Démocratique du Congo (RDC), ont fait leur entrée au noviciat et sept jeunes, dont trois du Rwanda et quatre de la RDC, ont prononcé leur premiers vœux.

VÊTURE

Nous, les novices de 1ère année, avons une grande joie de vous partager un peu de ce qu’a été notre vêture au noviciat interafricain au Mali.
Nous avons commencé par une retraite de 8 jours, du 4 au 13/06/2019, sur le thème de l’appel. La retraite était animée par le Père Grégoire Keita. En résumé, il a dit ceci : « C’est Dieu qui appelle qui il veut et quand il veut. Il nous a appelées et nous invite à nous engager avec joie sur son chemin. Notre vocation est une expérience d’amour : aimer Dieu, répandre son amour partout où les pauvres nous interpellent, et être aimées. »

JPEG - 837.4 ko
De gauche à droite : Julienne Tumone, Cécile Karamuka, Régine Ndaya, Francine Mukanyandwi, Marie Inès Mujinga

Le 7ème jour de la retraite, nous avons fait une veillée de prière de 20h00 à 21h00, animée par les novices de 2ème année. Le matin du 8ème jour, nous avons prié les laudes à 6h30.
Après la prière, nous nous sommes dirigées au réfectoire en chantant et en dansant. Après le petit déjeuner, nous nous sommes préparées pour aller à la rencontre du Seigneur.

La cérémonie a commencé à 10h00 dans notre chapelle du noviciat. L’Abbé Emmanuel Dembele, Vicaire Général et curé de notre paroisse de San, a présidé la cérémonie, accompagné de 6 autres prêtres qui ont concélébrés. Toutes les communautés religieuses de la ville de San étaient invitées à cette célébration.
Dans son homélie, le Curé avait attiré notre attention sur le changement d’habits en disant : «  Comme nous avons changé d’habits, c’est de la même manière que nous devons changer nos cœurs et nos habitudes afin de commencer une nouvelle vie. Nous devons nous laisser former. »

La messe s’est terminée à 12h00 et le repas fraternel a été offert dans notre réfectoire. Après, nous avons eu du plaisir à regarder une danse malienne. Nous étions heureuses de commencer notre formation.
Dans l’après-midi, à 15h00, nous avons pris un petit temps de repos et à 17h00, nous sommes allées distribuer le reste de nourriture aux prisonniers.
Après la prière des vêpres et le souper, la fête a continuée jusqu’à 22h00. A la fin de la journée, nous avons remercié toutes les Sœurs pour leur prière, leur accompagnement et leur soutien.

Mali, le 13/06/2019
Les novices canoniques

PREMIÈRE PROFESSION

Le 23/06/2019, jour de la solennité du Saint-Sacrement, nous avons eu la joie de célébrer notre première profession. Nous étions sept : Pascaline Mukandambaje, Espérance Musua, Thérèse Ngalula, Béatrice Byukusenge, Monique Muisangie, Enatha Dusenge et Léocadie Twangizila.

La messe a commencé à 9h00 devant les parvis de la cathédrale Notre Dame de Lourdes de San par la procession de toutes les Sœurs de la Région du Mali. La célébration eucharistique était présidée par l’Abbé Donat Dakouo, délégué de l’évêque, Monseigneur Jean-Gabriel Diarra, qui n’a pas pu venir, et six prêtres ont concélébré.

JPEG - 6.5 Mo
De gauche à droite : Sr Béatrice Byukusenge, Sr Leocadie Twangizila, Sr Espérance Muzwa, Sr Pascaline Mukandayambaje, Sr Monique Muisangie, Sr Enatha Dusenge, Sr Thérèse Ngalula

Dans son homélie, le célébrant a souligné ceci : « La solennité du Saint –Sacrement reste pour vous un jour inoubliable tout au long de votre vie. » Il nous a invitées à être « eucharistie », c’est-à-dire que par le don de nous-mêmes à Dieu, nous devrons désormais nous revêtir d’humilité et de simplicité à l’exemple de Jésus-Christ. Après l’homélie, la cérémonie des vœux a commencé par le dialogue entre Sœur Cécile Ndaya, déléguée de la Supérieure Générale, et les nouvelles professes, suivie de l’émission des vœux, la remise des croix et des constitutions de la Congrégation.

C’était une belle célébration. Au moment de l’envoi en mission, nous avons entonné le chant de notre consentement et chacune a reçu sa mission. Deux parmi nous, Sr Thérèse Ngalula et Sr Léocadie Twangizila, ont reçu leur affectation au Mali. Ce fut une joie pour tous ceux qui étaient présents.

Nous avons éprouvé un mélange de joie et d’anxiété. Tout est grâce, car l’essentiel est de vivre pour Jésus, c’est-à-dire accomplir sa mission avec amour et joie.
Tous les paroissiens étaient invités au noviciat pour le repas fraternel. Il y avait de la danse où chacune a montré son talent. C’était formidable ! Nous rendons grâce à Dieu pour les merveilles qu’Il a accomplies dans notre vie et nous continuons à compter sur sa grâce.

Mali, le 23/06/2019
Les nouvelles professes

CÉLÉBRATION DE 125 ANS DE NOTRE PRÉSENCE À MIKALAYI

Avant le jour J, une conférence-débat a été donnée par le frère François-Xavier, Frère de Saint Joseph de Mikalayi, suivie d’un temps de divertissement où un match de football a opposé les enseignantes de nos écoles aux Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie ; et le score a été en faveur des enseignantes, à raison d’un but à zéro.
Fêter un jubilé est sûrement une grâce et une action de grâce ! Aussi sommes-nous invités à contempler les merveilles que Dieu a réalisées par la mission apostolique de ses servantes, dans la jeune mission de Mikalayi St Joseph à travers le temps.
Merci Seigneur pour tant de bienfaits dont nous sommes bénéficiaires sans aucun mérite de notre part.

JPEG - 244.4 ko

L’histoire nous raconte que cinq Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, missionnaires ; guidées par un Père scheutiste, le Révérend Père De Deken, un de deux fondateurs de cette mission ; quittèrent le Bas-Congo en septembre 1893 pour se diriger vers Luluabourg Saint Joseph dans le Haut-Kasaï.
Partie précisément de Nemlao, un village près de Muanda / Bas Congo, le 2 septembre 1893, la caravane arriva à la mission de Mikalayi, le 20 janvier 1894 après un long et pénible voyage de quatre mois.
Quel courage… et surtout quelle foi en la divine providence pour aller comme Père Abraham vers l’inconnu, ne comptant que sur Dieu.

A leur arrivée, les Sœurs trouvèrent déjà rassemblées à la mission cent fillettes à instruire et beaucoup de malades à soigner. Cette phrase à elle seule résume toute l’activité des Sœurs dans ce milieu depuis lors.

Au fil des ans, les œuvres s’ajoutaient les unes aux autres : Lazaret où l’on regroupait les infirmes incurables et les vieillards dès 1895 ; on commençait à placer les orphelins et orphelines dans les familles chrétiennes (1896) ; la création du dispensaire ; en 1923 on construisait l’école de couture, etc. L’éducation de la fille et la promotion de la femme restait au centre des préoccupations des Sœurs.
Mikalayi organisa, sous la direction de Sœur Donat Olivier, la première école Normale pour filles. Celle-ci est l’ancêtre de l’actuel Lycée Tusadile.
Les SCJM devinrent ainsi les promotrices de l’enseignement des filles au Kasaï. La renommée de notre école normale pour filles de Mikalayi avait atteint tout le Kasaï.
Les élèves internes étaient bien encadrées, par les sœurs, celles-ci les invitaient à assister aux prières de la communauté.

Du côté médical ; on ne s’était pas simplement préoccupé des soins à donner aux malades au dispensaire et à l’hôpital, mais aussi de former du personnel médical qualifié et compétent. Ainsi l’école des infirmières (devenue I.T.M.) a fonctionné depuis 1953. Aujourd’hui, comme il y a cent vingt-cinq ans, Mikalayi reste cette ruche toujours en activité intense avec son importante formation médicale : dispensaire-maternité-centre psychiatrique-hôpital ; son centre de santé et nutritionnel.

Sur le plan d’œuvres de miséricordes, les sœurs conservent encore toutes les œuvres spécifiques à l’esprit du charisme de fondation : accueil et soins des veuves ; orphelinat organisé ; enseignement de la jeunesse.

JPEG - 104.3 ko L’histoire de Mikalayi’ mériterait à elle seule tout un livre afin de pouvoir évoquer le souvenir de toutes ces personnes : Prêtres, Frères, Sœurs, Catéchistes, fidèles croyants etc… qui y ont consacré toutes leurs énergies et leur vie à l’œuvre de l’évangélisation de la région, chacun selon la grâce de l’Esprit.

Le jour même de la célébration du Jubilé, Monseigneur l’Archevêque, étant empêché, avait délégué le Curé Doyen de la Paroisse St Joseph/Mikalayi pour présider l’Eucharistie. Ce dernier, lors de son homélie, a loué Dieu pour tant de merveilles réalisées à travers nos sœurs pionnières ; il a aussi exalté et loué le travail abattu par les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie jusqu’à ce jour à Mikalayi. C’est grâce à ces dernières, que la vie religieuse est devenue florissante au Kasaï.

Après la communion, la Supérieure Provinciale a retracé l’historique de 125 ans de présence des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie à Mikalayi, berceau de l’Evangélisation et de la vie religieuse au Kasaï.

JPEG - 144.8 ko Ensuite, Sœur Angélique Dikete, Assistante Générale et Déléguée de la Supérieure Générale empêchée, a rendu gloire à Dieu pour tant de bienfaits ; elle a remercié les sœurs pour leur engagement missionnaire ainsi que l’assemblée pour sa présence et son soutien. Enfin, est intervenu le moment de partager le repas dans la fraternité. Tout le monde était satisfait.
Nous signalons aussi que parmi les invités, il y avait la Supérieure Provinciale de la Province Sœur Saint Vincent de Paul et une forte délégation de nos sœurs venues de Mbuji-Mayi.
Merci au Seigneur pour toutes ses bénédictions et ses grâces.
Nous nous confions à sa Divine Providence.

Sœur Angèle BENABIABO


1er juin 2019 – La Maison-Mère à Gand était en fête !

Le 1er juin 2019, notre Congrégation a fêté les jubilés de 50 Sœurs de la Charité à Gand. Trois d’entre elles ont 75 ans de profession, quatre ont 70 ans, 23 ont 60 ans et 20 ont 50 ans de profession. Parmi celles qui fêtent leur jubilé d’or, figure aussi Sr Lucy Jacob, notre Supérieure Générale.

JPEG - 4.9 Mo

Toutes les jubilaires n’ont pas pu se rendre à Gand, mais celles d’Afrique et d’Asie étaient en union de cœur et d’âme avec celles de l’Europe. La gratitude et la joie de ces jubilés se sont exprimées tout d’abord dans une célébration eucharistique, présidée par Mgr Van Looy, l’Evêque de Gand, et agrémentée par les chants mélodieux d’une chorale polyphonique. Ensuite, fidèles à la tradition, les Sœurs se sont rencontrées pour échanger et, enfin, pour goûter les mets délicieux préparés par nos aimables et précieux collaborateurs.

Les années s’accumulent : de même, s’accroissent notre enthousiasme et notre reconnaissance pour tout ce que le Seigneur a réalisé ici et partout dans le monde.

Photos du jubilé


NOUVELLE ENTRÉE AU NOVICIAT INTERASIATIQUE - 2019

La veille de notre entrée au Noviciat Inter Asiatique, nous avons commencé notre journée de prière dans l’intimité avec le Seigneur. Elle avait un thème significatif et stimulant : “Tu n’es pas un accident”.

C’était pour nous une occasion privilégiée pour prendre du temps, réfléchir et passer la journée avec le Seigneur en approfondissant l’estimation de notre propre vie et le don de notre vocation. Chacune de nous a réfléchi sur ce qui a été dit : ma naissance n’était pas une erreur. Mes parents n’avaient peut-être pas planifié ma venue au monde, mais Dieu l’a fait. Ma naissance ne l’a pas surpris du tout. En fait, il s’y attendait.

Bien avant d’avoir été conçue par mes parents, j’ai été conçue dans l’esprit de Dieu. Il a d’abord pensé à moi. Il a planifié les jours de ma vie, à l’avance, choisissant l’heure exacte de ma naissance et de ma mort. Les Saintes Écritures disent : "J’étais encore inachevé, tu me voyais ; sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit !". Dieu ne fait jamais rien par accident, et il ne fait jamais d’erreurs. Il a une raison à tout ce qu’il crée.

JPEG - 77.3 ko

Ce fut une merveilleuse occasion d’apprécier et de chérir le don de notre vocation et la merveille de notre être. Nous avons senti la bonté de Dieu pour chacun d’entre nous. Cette réflexion nous a été source d’inspiration : nous étions si heureuses, et notre désir de nous donner au Seigneur s’est approfondi. Nous avons trouvé plus de sens dans notre vie et la joie de nous donner au Seigneur. Nous avons passé la journée en prière et avons vécu un silence profond partout. Nous étions complètement en union avec Dieu, guidées par Sœur Fatima, notre Maîtresse des Novices.

Le thème était si pertinent pour notre entrée au Noviciat. Sœur Fatima nous a éclairées et inspirées par sa réflexion et par quelques passages de l’Ecriture qui nous ont permis d’approfondir le fait que tout ce qui se passe dans notre vie est selon le grand dessein et le plan de Dieu pour chacun de nous et que chaque événement est prévu par Dieu. “J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom”. (Is 49,1).

Les paroles du Psalmiste et la réflexion de Sœur Fatima ont approfondi notre conviction d’être appelée à devenir SCJM. Nous avons été stimulées à laisser Dieu continuer de nous transformer à son image et à nous ouvrir à lui et lui permettre de se répandre sur nous.

Notre chapelle était magnifiquement décorée avec l’inscription Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Nous avons eu une liturgie chargée de sens, animée par Sœur Fatima et Sœur Jamila. Pendant la prière, nous avons reçu le nouvel uniforme des novices. Chacune de nous a reçu la Sainte Bible, les Constitutions et la Croix. Puis nous avons offert un symbole de nous-mêmes avec une prière significative.

A la fin de la prière, nous nous sommes dirigées vers la salle à manger, accompagnées de nos deux Sœurs professes et de deux Novices de deuxième année. Elles nous ont félicitées et nous ont exprimé leurs meilleurs vœux pour un avenir heureux et lumineux. Nous avons eu un grand dîner et des activités récréatives. Ce fut une journée inoubliable dans notre vie ici, au Noviciat Inter Asiatique.

Notre groupe est composé de sept personnes de différents pays :
Deux du Rwanda
Deux du Vietnam
Deux de Delhi, Inde
Une du Pakistan

Janvier, Trâm, Thành, Roma, Esther, Tamanna et Jobita sont entrées au noviciat le 05 mai 2019.

Merci et que Dieu vous bénisse.
Novices de première année.

JPEG - 51.9 ko

De gauche à droite : Jobita, Thành, Roma, Tamanna, Zr. Fatima, Janviere, Trâm, Esther


Province de Ranchi : Première Profession - 18 mai 2019

La Province de Ranchi a célébré avec joie la première profession de huit novices de deuxième année : Sr Nilima Kerketta, Sr Renu Gloria Baa, Sr Cicilia Chutia Purty, Sr Abha Tirkey, Sr Neelanchal Reshma Beck, Sr Manjula Toppo, Sr Binita Kujur et Sr Julia Mundu.

La cérémonie, qui s’est déroulée dans la salle de l’école du Sacré-Cœur à Hulhundu, a commencé par la célébration de la Sainte Eucharistie à 9 heures du matin. Le célébrant principal était Monseigneur Telesphore Bilung, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Ranchi. Neuf autres prêtres ont concélébré la Messe avec l’évêque. L’homélie prononcée par Mgr Bilung était très riche de sens et inspirante car elle était très liée au thème et aux lectures du jour.

JPEG - 892.5 ko

Les novices ont prononcé leurs vœux avec confiance et zèle, en présence de Sœur Mary Joseph et de la grande assemblée présente dans la salle. La cérémonie était émouvante, dans une atmosphère priante et joyeuse, rehaussée par la chorale dirigée par Sr Sushma Ekka, Sr Joséphine Xaxa et composée d’autres sœurs, novices et postulantes. La présence des parents, des familles, d’amis, des SCJM des communautés voisines et de nombreux prêtres et religieux d’autres congrégations a augmenté la joie de tous, en particulier des nouvelles professes. Après la célébration eucharistique, les nouvelles « épouses du Christ » ont été félicitées par les SCJM, les amis et la famille. La célébration était simple mais merveilleusement joyeuse. L’Eucharistie a été suivie d’un repas fraternel qui était apprécié par tous. En effet, cette journée était très spéciale, non seulement pour les nouvelles professes, mais aussi pour toute la Congrégation et toute l’Église.

JPEG - 221.4 ko

De gauche à droite, première rangée : Sr Reshma Beck, Sr Nilima Kerketta, Sr Binita Kujur, Sr Manjula Toppo
De gauche à droite, deuxième rangée : Sr Abha Tirkey, Sr Julia Mundu, Sr Cicilia Chutia Purty, Sr Renu Gloria Baa


Célébration des jubilés dans la Province belge du Sud

Pour plusieurs raisons, le Beau-Vallon offre un cadre festif idéal. C’est pourquoi, depuis des années, on y célèbre les jubilés des Sœurs de la Province. Ce fut le cas, cette année encore, le 11 mai, en l’honneur de Sr Thérèse de la Trinité, Sr Maria-Felix et Sr Benitia.

JPEG - 124.6 ko Grâce à deux membres de l’équipe pastorale - Daniel, aux orgues, et Martine, au pupitre, -nous sommes entrées dans la célébration eucharistique comme dans une succursale du Palais céleste. Même celles et ceux qui n’ont pas l’habitude d’écouter les homélies n’ont pas pu s’empêcher de tendre l’oreille aux propos du Père Jean Radermakers sj. et d’en recueillir l’une ou l’autre perle. Je retiens, par exemple, cette belle image : chacun de nous a grandi dans le sein de sa mère pendant neuf mois pour devenir, au jour de sa naissance, la synthèse de la longue croissance séculaire de l’humanité…

L’accent a été mis d’emblée sur l’inter continentalité, grâce au rite d’adoration accompli, après la consécration, par nos Sœurs d’Asie et par la farandole initiée par nos Sœurs africaines, à l’issue de la Messe, pour entraîner l’assemblée vers le lieu de l’apéritif.

JPEG - 110.2 ko

Après un dîner digne du Chef-coq des lieux, place à un moment de détente. Je peux vous certifier que personne ne s’est endormi ! Et pour cause… Toutes celles qui ont été sollicitées ont accepté de prendre une part active à un « tour des Provinces », ce qui a titillé la saine curiosité de chacune. Et ce, avec la joyeuse participation musicale d’un accordéoniste et de son fils.

Le coup d’envoi est donné par Sr Kim-Chi : elle nous chante un chant vietnamien d’une voix chaude qui nous a subjugués. Suivent alors six provinces.

Sr Deepthika nous explique l’une des manières d’accueillir des hôtes chez soi au Sri Lanka : on leur présente de petites portions de riz cuit dans du lait de noix de coco et agrémenté de fruits secs. Et joignant le geste à la parole, elle nous offre d’en découvrir la saveur avant de quitter le Beau-Vallon. Dé-li-cieux !

Sr Roshni nous fait vivre deux rites de la Province de Ranchi : le préaccord des futurs mariés en présence de leurs familles, chacun d’eux présentant successivement à l’autre un récipient rempli d’eau, signe de vie. Toute notre assemblée constituait le groupe des témoins. Ensuite, le rite du lavement des pieds pour accueillir un hôte. Mais ici, il s’agissait du lavement des mains…

Sr Shama nous emmène avec beaucoup d’énergie au Pakistan, plus précisément à la frontière indo-pakistanaise, au moment du rite traditionnel quotidien de la baisse du drapeau en fin de journée. Comme si nous y étions !

Sr Angélique et Sr Cécile, vêtues de pagnes de raphia, nous ont interprété un chant de louange sur un pas de danse africaine : un rythme qui nous faisait danser assises sur nos chaises.

Sr Birgit nous annonce avec fierté que la Province Néerlandophone peut se glorifier d’avoir parmi ses Sœurs une véritable pâtissière professionnelle. Preuve à l’appui : elle nous a confectionné une grosse boîte de galette succulentes ! Mmmm…

Et enfin, Sr Muriel prend la parole au nom de la Province belge du Sud pour nous conter quelques fables avec un véritable et savoureux accent bruxellois. Et klett, Mariett !

Mais ce n’était pas fini ! Tout à coup notre Sr Germaine se lève et spontanément, en conclusion, vient nous faire chanter ensemble la fête. Sr Thérèse Renoirte aura le dernier mot pour exprimer ce que toutes nous éprouvons au fond du cœur : à toutes/tous et à chacune/chacun, MERCI ! Et à l’an prochain !

Sr Anne-Marie Berckmans

PREMIÈRE PROFESSION AU VIETNAM

UN JOUR REMPLI DE JOIE ET D’AMOUR

“SCJM, m’aimes-tu ?... Pais mes brebis !” (Jn 21, 15- 17)

Chaque année, nous partageons avec toute l’Eglise la grande joie de Pâques. Cette année, à cette joie s’est ajoutée une autre joie avec la première profession de nos quatre novices. Celle-ci a eu lieu le 27 avril 2019 - un jour mémorable pour celles qui allaient faire profession ainsi que pour tous les membres de la Région de Notre-Dame de Lavang au Vietnam.

Le thème du Chapitre Général de 2017 a été choisi une fois de plus comme thème de leur profession. Car elles étaient déterminées à donner une réponse à cette question touchante mais stimulante de Jésus par leur dévouement envers Lui : “SCJM, m’aimes- tu ?”. En effet, elles Lui ont répondu en prononçant les trois conseils évangéliques ce jour-là.

JPEG - 241.6 ko

Qui pourrait expliquer les sentiments des quatre novices en ce jour-là ? Après des années de formation et de discernement, quatre jeunes femmes enthousiastes étaient prêtes à dire “oui” à l’appel du Seigneur devant les membres de leur famille et toute l’assemblée. Même si elles étaient un peu nerveuses et émues, leur expression d’amour et de dévouement était ferme et claire. En ce beau jour, les paroles du jeune Samuel résonnaient à plusieurs reprises dans les oreilles de ceux qui étaient présents dans cette église : “Seigneur, tu m’as appelé. Me voici”.Sœur Roshni Barla, Assistante Générale, a accueilli ces quatre novices dans la famille des SCJM en leur offrant une chaîne et la croix des SCJM. La mémoire de l’événement par lequel, dans l’Ancien Testament, le Dieu vivant a appelé son peuple élu est maintenue en vie. Nous croyons que c’est de là que coule de source l’histoire du salut. Oui, ce même jour, une nouvelle page a été tournée dans l’histoire de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, en particulier dans la Région de Notre-Dame de Lavang au Vietnam. La famille des SCJM a eu la chance d’avoir quatre nouveaux membres. Ces jeunes femmes ont volontairement choisi de suivre le Seigneur dans le style de vie des SCJM - une vie marquée par la simplicité et le renoncement à soi - malgré leurs propres limites. N’est-ce pas une manière de témoigner au monde qu’il y a quelque chose de plus grand que les biens matériels, le pouvoir et le statut social ? N’est-ce pas ainsi que la joie de Pâques devient réelle et vraie ?

Le rite de la profession religieuse s’est déroulé solennellement dans une atmosphère d’amour et de prière. Après avoir été interrogées par Monseigneur Dominique NGUYEN Van Manh, évêque coadjuteur du diocèse de Dalat, sur leur liberté de faire profession, les quatre novices se prosternèrent devant l’autel pendant que la chorale chantait le psaume 50. Cela a toujours été le moment le plus émouvant et le plus beau de la cérémonie. Elles se sont présentées devant l’assemblée comme témoins et offrandes d’amour. Les cœurs de tous ceux qui étaient présents semblaient les rejoindre. Tous se sont unis dans la même joie de témoigner d’un don total de soi dans la vie religieuse. Ensuite, chaque Sœur prononçait à son tour son engagement envers le Seigneur et recevait une croix marquée de la phrase : “Dieu est amour”. Désormais, ces Sœurs vivront et témoigneront de cette déclaration.

JPEG - 127.3 koL’assemblée était ravie d’accueillir et de féliciter les quatre nouvelles professes après le “Magnificat”, le chant de louange de Marie. Le visage de chaque Sœur brillait de joie. Elles rayonnaient cette joie autour d’elles.

L’évêque, dans son homélie, a mis l’accent sur le don de l’appel, en commençant par Moïse, puis Pierre, et notre appel. Il a invité particulièrement les nouvelles professes à s’enraciner en Dieu, à avoir un amour plus grand, car c’est de Dieu que nous puisons l’amour et la force nécessaires pour accomplir notre mission. Toute mission commence par la réponse à la question de Jésus : “M’aimes-tu ?”.

L’eucharistie s’est terminée à 11h45 dans une atmosphère chargée d’émotion et a été suivie d’un repas somptueux avec de magnifiques chants et danses. Tous ensemble, nous nous sommes réjouis et avons célébré le beau don de la vocation.
Tout était bien, nous avons rendu grâce au Seigneur pour ses nombreuses bénédictions et remercié toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette célébration.

Par la première profession religieuse de nos quatre Sœurs, la JOIE de l’Évangile s’est manifestée à tous ! Comme l’a dit le Pape François dans une de ses lettres apostoliques : “La joie de l’Evangile n’est découverte que dans le service des autres : Tu trouveras la vie en donnant la vie, l’espoir en donnant l’espoir, l’amour en donnant l’amour”.

(De gauche à droite : Sr Teresa Sâm, Sr Anna Tin, Sr Maria Hiền, Sr Maria Hương)

Sr Anna Thắng


Photos de la profession


Mali : Nouveau gouvernement régional

La Région du Mali a une nouvelle équipe composée de Sr Marguerite Tubale Matandu, Supérieure régionale (à gauche), et ses conseillères : Sr Rose Meta Kabambi (au centre) et Sr Symphorose Kadd’a Tshiend (à droite). L’installation de la nouvelle équipe a eu lieu à San, le 24 février 2019.
JPEG - 481.1 ko


Nouvellle équipe provinciale à Ranchi - Inde

La province de Ranchi a une nouvelle équipe provinciale depuis le 23 février 2019. La nouvelle Supérieure provinciale est Sr Mary Joseph Valiyankal (au milieu).

JPEG - 150.9 ko
De gauche à droite : Sr Albina Mundu, Sr Lidwin Mary Rodrigues, Sr Mary Joseph Valiyankal (Supérieure provinciale), Sr Elsy Joseph Vadake Vettuvazhiyil, Sr Susanna Barla.


Célébration du Jubilé du Généralat

15/12/2018

Cette année, la communauté du Généralat des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie a célébré ses 50 ans de présence à Bruxelles. La célébration a eu lieu le 15 décembre 2018 au Généralat. Mgr Luc Van Looy, évêque de Gand, a présidé l’Eucharistie jubilaire. Parmi les invitées, il y avait les Sœurs des provinces européennes qui faisaient partie de la communauté du Généralat pour rendre service à la Congrégation de différentes manières. La présence de Sœur Ludo Vercammen, notre ancienne Supérieure Générale, a été un élément marquant de la journée.
Dans son allocution de bienvenue, Sr. Lucy Jacob, notre Supérieure Générale, a déclaré :

« Nous célébrons aujourd’hui la présence de notre "Maison Commune", au cœur de l’Europe, comme l’a rappelé Sœur Christiane Dupuis, de la Province Belge du Sud, la dernière fois que nous nous sommes réunies ici (le 6 octobre dernier). Si les murs de cette maison pouvaient parler, ils auraient une histoire très longue, riche et multicolore à raconter : sur les équipes successives du gouvernement général, le passage de nombreuses sœurs venant de tous les coins du monde, les visiteurs très divers, les nombreuses réunions, les innombrables décisions prises ou non prises, les orientations définies et les directives données, les rencontres et les échanges culturels, le plaisir et le rire... On peut continuer la liste.
Par-dessus tout, au cours des 50 dernières années, cette maison a surtout été le foyer de générations successives d’équipes de leadership - de ces SCJM qui se sont vu confier la mission de diriger, guider et animer la vie et la mission de la Congrégation, en faisant vivre l’héritage reçu de nos fondateurs, Pierre Joseph Triest et Mère Placide. Voici, tel que je le vois, le cœur de la célébration d’aujourd’hui : l’esprit qui nous unit au sein d’une même famille. »

PNG - 2 Mo

Photos de la célébration


Province de St Vincent de Paul : nouvelle équipe provinciale

La Province Saint Vincent de Paul a une nouvelle équipe provinciale qui a été installée le 1er Août 2018 à la Chapelle de la Communauté Notre-Dame d’Espérance à Lubumbashi.

JPEG - 277.9 ko

De gauche à droite : Sr Jeannette Kaseka, Sr Jacqueline Mushikwa, Sr Marie-Céline Bulungu (Supérieure Provinciale), Sr Léontia Kabedi et Sr Marie-Jeanne Kyuma.


Nouvelle équipe vice-provinciale au Rwanda

La Vice-province Notre Dame de Kibeho a une nouvelle équipe composée de Sr Mary Paul Vadassery, vice-provinciale (au centre), et ses conseillères : Sr Colette Uwamahoro (à gauche) et Sr Athanasie Mukangoga (à droite). L’installation de la nouvelle équipe a eu lieu lors d’un temps de prière expressif au vice-provincialat de Notre-Dame de Kibeho, à Nyamata, le 10 novembre 2018.

Vice-Province Notre Dame de Lavang, Rwanda


Nouvelle équipe provinciale : Province néerlandophone

La Province néerlandophone a une nouvelle équipe provinciale. Vous la trouverez sur la photo, de gauche à droite : Sr Anne-Marie Castelein, Sr Birgit Goslain (Supérieure provinciale), Sr Lieve De Beul et Sr Veroniek Ottenburgs. L’installation de la nouvelle équipe a eu lieu le 3 juin 2018 à la maison mère à Gand.

Province Néerlandophone, Belgique/Pays-Bas


Nouvelle équipe provinciale au Sri Lanka

Au Sri Lanka, une nouvelle équipe provinciale a entamé sa mission le 2 juin. La nouvelle Supérieure provinciale est Sr Ajitha Fernando (au milieu) ; les conseillères sont (de gauche à droite) Sr Yogarani Rajaratnam, Sr Malkanti Fernando, Sr Patsey Pitchai et Sr Lanka Fernando.

Province du Sri Lanka


Dernières nouvelles

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

Echos du Généralat pendant le confinement


Veuillez inscrire votre adresse e-mail pour être tenu au courant de nos activités :